Un documentaire sur Aaron Swartz

par Nicolas, le 14 nov 2013, dans culture, média

Tout simplement impossible de ne pas connaître Aaron Swartz. Ou de ne pas connaître le fruit de son travail le plus fameux : le flux RSS (il participe à sa création à l’age de 14 ans), Reddit (qu’il co-fonde), le système Markdown, ses prises de position pour la défense de la liberté intellectuelle sur internet !
Aaron a également lutté contre PIPA (Protect IP Act) et SOPA (Stop Online Piracy Act) et s’est vu poursuivre en justice pour avoir téléchargé de manière massive des documents universitaires du MIT.
Il encourait 35 ans de prison ferme et une amende de 1 million de $. Pression insuportable, acharnement judiciaire, Aaron se suicide le 11 janvier dernier à l’age de 26 ans.

Le documentariste Brian Knappenberger, qui a signé We Are Legion : The Story of the Hacktivists (en 2102), s’est lancer dans la réalisation d’un documentaire sur Aaron Swartz à la demande d’amis et d’anciens collègues de ce dernier.
Un teaser est visible sur Youtube et le reste a été financé via Kickstarter.

Plus d’informations ici.

Moltin : API, e-commerce et TPV – POS

par Nicolas, le 13 nov 2013, dans hightech, Startup

La boite est toute jeune, s’appelle Moltin et a été montée par Jamie, Chris et Adam (pas plus d’info que ça) à Newcastle (UK).

Moltin vient secouer la scène du e-commerce et des applications TPV (POS).

Pour une grille tarifaire similaire à celle de Shopify, Melton propose un système d’API très proprement designé pour gérer un site e-commerce et un Terminal Point de Vente. Une solution unique qui devrait réconcilier le point de vente physique et sa version dématérialisée web chez les commerçants.
Un juste milieu entre une solution plateforme comme Shopify et les services dédiés de type usine à gaz comme Magento.

Les acteurs web qui proposent des déploiements de services mixtes e-commerce et point de vente physique devraient se jeter sur cette solution pour en maîtriser l’écosystème d’API afin de proposer une solution de gestion commerciale clé-en-main tout à fait concurrentielle en terme de coût d’installation et coût d’usage (entre 20 et 120£ par mois).

Bien entendu, il faut faire un bon benchmark avec une solution comme celle proposée par Square depuis son récent pivot et sa focalisation sur le TPV. Mais cette dernière me semble moins complète et universelle.
Je dois avouer être particulièrement séduit par l’approche API de Moltin qui change des approches e-commerce avec extension TPV ou inversement du TPV avec extension web. Qui, par définition ne peut s’optimiser pour les 2 environnements.

Moltin intéressera également les designers qui s’intéressent au challenge que représente l’ergonomie et l’interface graphique aussi complexe qu’un système de TPV. Sans être révolutionnaire, elle a le mérite d’être claire et propre.

Slideshare se lance dans le partage d’infographies

par Nicolas, le 12 nov 2013, dans média

Après un véritable succès dans le partage de présentations de type PowerPoint, Slideshare propose de partager vos infographies.
Il était étonnant de ne pas profiter de la popularité immense de format graphique de présentation de données qui a mis un peu de « sexy » dans les rapports chiffrés et amélioré la lisibilité et l’impact par la même occasion.
Slideshare annonce un réseau de choc pour le partage de vos infographies avec 55 millions de VU/mois et 130 millions de pages vues. Ajoutant qu’une infographie est 4 fois plus virale qu’une présentation et 23 plus qu’un document !
Mashable, LinkedIn, The Huffington Post, Column Five, Ogilvy, Ethos3, entre autres, seraient déjà clients!

Ghost : retours d’usage

par Nicolas, le 12 nov 2013, dans blog

Ce qui me manque :

  • Un autosave des articles en cours de rédaction (je suis suffisament maladroit pour avoir déjà perdu quelques dizaine de lignes pour des raisons diverses)
  • Un correcteur d’orthographe intégré (ça m’éviterait de vérifier mes écrits dans Page avant publication)
  • Une balise title pour les liens (ça faciliterait l’accessibilité du blog)
  • Eviter d’avoir à relancer Ghost parce qu’on a fait des modifications sur les fichiers .hbs
    Que le volet Preview soit un vrai preview, prenant en compte le CSS du thème.
  • Une liste de tags pour s’y retrouver un peu et en optimiser l’usage.

Au chapître des bugs :

  • Rien de bloquant ni d’exceptionnel pour une version si jeune (0.3.2 pour celle que j’utilise et 0.3.3 pour la dernière en date).
  • A noter quand même le comportement parfois un peu caractériel de l’interface avec le système Markdown (ou j’ai du mal à l’apprivoiser).

Pour le reste, rien à redire, c’est efficace. J’espère que Ghost va vraiment être fidèle à cet ADN blog et éviter de se surcharger de fonctions annexes. A moins qu’on puisse les filtrer.

Internet : Neutralité et Alternative

par Nicolas, le 11 nov 2013, dans hack it yourself, hightech, subjectif

Une relation peut être à faire entre l’article de Fast Company How To Build A Low-Cost “Wi-Fi Mesh Network” For Emergency Communication et l’article de Wired We’re About to Lose Net Neutrality — And the Internet as We Know It.

Je m’explique avant que vous ne quittiez cette page pour vous enquérir de ces si pertinentes lectures.

Internet, tel qu’il a été originellement pensé et conçu, un réseau non lucratif d’échanges d’informations et de connaissances, n’existe plus depuis longtemps.
Si sa dimension économique n’a mis que peu de temps à muter créant les richesses que l’on connait, la neutralité du réseau est encore un terrain de résistance important.
Mais pour encore combien de temps ?

Pour rappel, la neutralité du réseau Internet veut qu’aucun fournisseur d’accès ne privilégie l’accès à un service plutôt qu’à un autre, obligeant à traiter l’ensemble des acteurs (consommateurs comme fournisseurs de services) au même titre.
Si cette neutralité a pris la forme d’une loi votée en 2010 par la Commission Fédérale des Communications aux Etats-Unis, je n’ai pas à plonger très loin dans mes souvenirs pour vous rappeler que dans notre hexagone, les abonnés à Free ont, pendant au moins plusieurs mois, éprouvés de très grandes difficultés à utiliser YouTube correctement. Mesure de représailles du FAI qui considérait que YouTube devait contribuer au financement de la bande passante qui était consommée via l’usage de sa plateforme de partage de vidéo.
Voilà qui est loin d’être neutre ! Que dire également des flous que laissent la règle du Fair Use et de son impact sur la neutralité du net ?
Le Fair Use est censé sanctionner l’usager s’il « abuse » du service qu’il lui est proposé. Ainsi, “illimité“ ne signifie illimité que dans la mesure où l’on use du service de manière “raisonnable“. Notion qui est laissée à la discrétion seule du fournisseur du service. Le Fair Use interdit également l’usage de certains services (surtout la VoIP ou le streaming via internet mobile).

Et que se passera-t-il lorsque les Etats-Unis (le tuteur du web) aura, d’un simple jugement d’une cours fédérale quelconque, rendu caduque cette neutralité ?

Il faudra faire avec. Maintenant qu’on nous a bien habitué à être connecté en permanence à des tarifs raisonnables (oui, il faut bien être honnête, la France bénéficie de tarifs très bas en ce qui concerne internet haut-débit et internet mobile. Si vous n’en êtes pas convaincu je vous invite à faire un tour du côté des USA ou du Japon), il se pourrait que la facture deviennent désormais plus complexe et, surtout, plus difficile à comprendre et à évaluer.

En France, ce genre de revirement ne serait pas une première. On en a déjà vécus et de préférence de manière insidieuse. Souvenons-nous de la loi de Finance de 1984 qui empêche tout simplement de se passer de banque. Il en va de même avec le système de sécurité sociale. Il est interdit de se passer du système de protection « officiel » pour passer uniquement par une couverture privée. Parlons de la gestion des autoroutes à péage avant de continuer sur de nombreux autres exemples.

Si la neutralité du réseau Internet disparaît, le facteur de développement et de succès de la net économie cessera d’être par la même occasion : le terrain de jeu internet ne sera plus libre d’accès et les FAI pourront faire payer des droits d’accès aux sociétés qui souhaitent exercer sur le réseau. Une forme de bail commercial virtuel.
Et dans ce domaine, on peut imaginer le « pire ». Apple prélève bien 30% du C.A. des éditeurs qui souhaitent vendre sur l’App Store ! Et sans plus de levée de bouclier que ça ! (juste pour anticiper les “impossible qu’on laisse passer ça“).

Comme on peut le constater, si l’accès « traditionnel » à internet est encore grandement neutre, la situation est très différente pour le mobile. Comme je l’ai mentionné plus haut, les FAI mobiles se moquent déjà éperdument de cette neutralité. Tout simplement car les fournisseurs d’accès à la téléphonie mobile ont gardé leurs règles du jeu en passant à l’internet mobile (après avoir voulu nous coller des services comme le WAP, sans réel succès).

Et si, au lieu d’attendre l’irrémédiable, on s’attaquait à un chantier de taille ? Modifier la façon dont nous accédons à Internet.
Voilà qui serait un véritable web 2.0. On pourrait miser sur une myriade de réseaux locaux qui s’interconnecteraient ensemble pour former un nouveau réseau mondial. Ce sans gestion par un FAI. Sans centralisation des services.
D’où le rapprochement avec l’article de Fast Company qui raconte comment créer un réseau WiFi pour assurer le dernier kilomètre de connexion, celui-là même qui ne serait plus assuré en cas de catastrophe (intempérie, tremblement de terre ou guerre).

Oui, on pourrait imaginer que l’individu ou l’autorité locale reprenne la main sur l’accès au web en organisant elle-même le réseau. On pourrait imaginer qu’une partie de l’information soit stockée, non plus sur le cloud en mode champs de serveurs, mais que chacun mette à disposition une zone de stockage de son device pour y enregistrer l’information à partager.
Un concept entre Bit Torrent et l’usage des ressources communautaires comme celui de feu SETI ou celui qui a donné naissance au BitCoin (ressource de chiffrement contre monnaie virtuelle). Bien entendu, il faudrait toujours garder des solutions de tuyaux pour traverser les zones désertiques. Et tout ça nécessiterait de repenser notre web, en particulier pour réduire le poids des données et la limitation de la bande passante. Un beau challenge !

Et si on met dans la boucle les gros du web qui pourraient contribuer, d’une certaine manière, à ce nouveau réseau (financement de satellites relais…) en échange de leur liberté de pratique économique, les FAI ne pourraient que plier ou disparaître.
Serions-nous capable d’un tel challenge ?

Bienvenue dans le club Licorne : Apprendre des startups de plus d’un milliard de dollars

par Nicolas, le 11 nov 2013, dans Startup, subjectif

Article très intéressant au titre « exotique », proposé par TechCrunch (qui s’affiche avec une façade toute fraîche, toute nouvelle et nettement plus agréable à la lecture) et rédigé par Aileen Lee, fondatrice de Cowboys Venture, un fond d’amorçage.

C’est justement en tentant de créer un profil type de la startup qui va dépasser le milliard de dollars de valorisation qu’est né le concept du club Licorne. La motivation derrière ce profilage est évidente pour un fond d’amorçage : identifier le plus tôt possible les startups à fort potentiel de croissance pour effectuer un amorçage à moindre risque et les accompagner pour encore augmenter la probabilité de succès.
Ce club, virtuel, réuni 39 startups, soit 0.7% des sociétés financées. Depuis 2003, il y a donc une moyenne de 4 licornes qui naissent par an. Les sociétés orientés consommateurs y sont plus nombreuses. Les sociétés B2B ont, quant à elles, un meilleur retour sur investissement (moins de fonds levés et revenus plus élevés). Toutes les licornes se répartissent sur 4 modèles économiques types : e-commerce, monétisation de l’audience, software service, software pour entreprise. Il faut compter plus de 7 ans avant de voir ces sociétés engendrer des revenus. Les fondateurs d’une vingtaine d’années font exceptions. Les Licornes sont fondées plutôt par des trentenaires qui ont un passé commun et un bon niveau de formation. La reconversion en cours de route est une exception. San Francisco (pas la Silicon Valley) est le nid favoris des Licornes. Il y a peu de diversité chez leurs fondateurs.

Si vous reconnaissez votre startup dans ce profil, vous devriez avoir des chances de faire partie de ce club. Si vous n’en êtes pas sûr et que vous souhaitez avoir plus de détails sur cette étude, je vous invite à lire l’article complet.

Ceci étant dit, lors des dernières conférences sur l’entrepreneuriat spécifique aux startups, j’ai pu constater que la mythologie est très grande et repérer quelques erreurs typiques. J’en parle d’autant plus aisément que j’ai fait ces erreurs également. Par exemple, penser qu’une idée, tout aussi créative et originale quelle soit, est suffisante pour assurer le succès d’un produit ou d’un service. Si votre idée ne répond pas à un problème ou besoin, c’est mort. Autre exemple, penser qu’il faut absolument avoir un prototype et un business plan pour se faire financer. Tout dépend du type de financement que l’on doit obtenir. Il est délicat, voire irréaliste, de penser qu’une startup a son produit et son modèle économique, car si tel est le cas, la startup est une entreprise et non une startup.
La démarche assez commune des jeunes startupers que j’ai croisés ces derniers temps est : avoir une idée, la garder secrète, monter un prototype et un business plan, faire des tests et en courber les résultats pour coller à leur business plan sans trop remettre l’ensemble du modèle en cause, le tout pour chercher des financements le plus rapidement possible. Le succès immédiat est envisageable, mais sur du plus long terme, il y a de très grands risques d’échec !

WeekEnd.js

par Nicolas, le 09 nov 2013, dans subjectif
var threeDaysWeekEnd = function(where) {
    if (where == "127.0.0.1") {
        where = "home";
        console.log(where + " sweet " + where);
    } else {
        console.log("I feel sorry for you");
    }
};

threeDaysWeekEnd("127.0.0.1");

Migration de WordPress vers Ghost

par Nicolas, le 09 nov 2013, dans blog, subjectif

Attention, ce blog n’est plus mis à jour. Je laisse les articles passés ici pour archive, mais pour lire les nouveaux articles, je vous invite à vous rendre sur http://blog.nicolasgut.com.

Après quelques semaines de test du moteur de blog Ghost, tournant sous node.js et connecté à une base SQL, je suis assez satisfait de la facilité et l’efficacité du service. Même si mon thème est encore assez basique (un hack du thème Casper), je me laisse un peu de temps pour fouiller les possibilités qui s’offrent à moi pour produire (et partager avec vous) un thème préparé aux petits oignions.

Ce « nouveau » blog reprend les articles de la technobiosphere, tout en étant mis à jour 2 à 3 fois par jour (je vais essayer de m’y tenir), et traitera de sujets assez généralistes tout en collant d’avantage à mes préoccupations professionnelles.

Mettez vos liens et vos flux RSS à jour, c’est par ici que ça se passe !

A tout de suite.

Evernote : du service en ligne aux produits dérivés

par Nicolas, le 05 nov 2013, dans design, média

Après avoir travaillé pour l’image de marque de Palm, s’être occupé du packaging pour Apple et avoir dirigé une agence design à San Fransisco pendant 13 ans, Jeff Zwerner a monté le partenariat entre Evernote et Moleskine pour proposer aux utilisateurs de la start up des carnets de note luxueux, ainsi qu’un partenariat avec 3M pour une ligne de Post-It toujours avec Evernote.

Le magazine Fast Company propose une interview très intéressante de celui qui diversifie les sources de revenus d’Evernote en ajoutant aux services premium des produits dérivés vendus via le Evernote Market. A lire ici.

A noter que cette diversification de sources de revenu, passant du service online au produit offline n’est pas une première, loin de là, et sans remonter à George Lucas qui a fait ses choux gras avec la licence Star Wars, déclinée sous toutes les formes possibles et imaginables (mais toujours avec un contrôle strict du réalisateur), il faut garder en mémoire le cas Angry Birds. Non content de faire un chiffre d’affaire hallucinant avec le jeu vidéo, les produits dérivés (peluches, cartes, jeux de plateaux/société, etc.) rapportent à l’éditeur Rovio une belle somme : 45% du CA global en 2012 !

A quand des Haribo Candy Crush Saga ?

Controverse : Les business plans sont une perte de temps

par Nicolas, le 05 nov 2013, dans hack it yourself, média

Les business plans sont une perte de temps. Voilà ce qu’il faut faire à la place.

C’est ainsi qu’est titré un article paru sur le site Inc. qui explique qu’au lieu de gâcher son énergie à rédiger un business plan, il faut se concentrer sur les points suivants
- Penser aux personnes plutôt qu’aux idées
- Penser vitesse et non perfection
- Penser vision et non plan
Voici ainsi résumé le point de vue de William Hsu, co-fondateur de l’accélérateur MuckerLab.

Avec tout le respect que je dois à l’expérience et aux succès de William Hsu, j’ai quand envie de lui dire que sans business plan qui tienne la route, on va pas très loin. Surtout côté financement !
Pour mes divers projets, je me suis concentré, naturellement, sur les points qui sont évoqués plus haut : trouver les personnes les plus adéquates pour remplir les objectifs à atteindre, faire en sorte d’aboutir à du concret (prototype) rapidement, quitte à repousser les « finitions » pour des lots suivants, m’assurer que ma vision était clair, compréhensible et partagée par les différents protagonistes du projet.
Ca nous a permis d’avancer, mais pas de cadrer suffisamment pour aller draguer la finance et permettre de passer à une vitesse supérieure.

Ma conclusion serait alors la suivante : Résumer un projet à un business plan est une hérésie, mais imaginer qu’on peut s’en passer l’est tout autant.