
Depuis quelques jours, je ne cessai de pester contre Adobe et sa Digital Publishing Suite en édition single qui ne permet de produire que pour iPad. Exit le iPhone/iPod, Kindle et autres Android. Si vous faites l’acquisition de la DPS en édition single pour un peu moins de 300 euros, il faudra abandonner toute velléité de publication multi plateformes et vous contenter de l’iPad et de l’iPad Retina. Si vous obstiner à faire dans l’universel, il faudra soit abandonner la solution DPS ou débourser 5 240 euros par an + un fee par téléchargement de vos publications. Quel écart ! Cette politique est à l’opposée de la mienne et me conforte dans ma méfiance envers Adobe !
Voilà que l’éditeur réitère avec l’annonce de la fin de la vente de la Creative Suite pour Mac. Et oui, 10 ans après sa création, la Creative Suite ne sera plus disponible qu’à la location. Idée qui m’est insupportable. Sur le principe, la location et le sentiment d’être verrouillé, comme en pratique, le déploiement du réseau internet n’est pas suffisamment solide pour accéder à des outils en ligne (La Creative Suite en location est le Creative Cloud) dans toutes les conditions.
Alors comment fait-on lorsqu’on amorti une licence CS sur plusieurs années ? Fini. Il faut désormais payer par mois (50 euros/mois), sans sourciller.
Alors comment fait-on lorsque les services en ligne d’Adobe plantent ? Et bien, on se mord les doigts et on attend. Exactement comme je le fais actuellement lorsque les services en ligne Adobe DPS ne fonctionnent pas (plusieurs fois par semaine).
Alors comment fait-on si les données d’Adobe se font pirater ? On change ses informations bancaires et on prie pour qu’il n’y ait pas trop de dégâts.
Alors comment fait-on lorsqu’on bosse sans connexion à internet ? Il ne faut oublier que, sur terre, on a pas tous accès au web en continu.
Pour ces raisons, va-t-il falloir aller chercher l’alternative ? Idée difficile pour moi qui utilise Photoshop depuis 1997 (Adobe Photoshop 4). Tant d’automatismes à recréer, trouver un outil efficace et de confiance. Heureusement, ma CS6 est bien achetée et installée sur ma machine… et je vais l’éprouver pendant de longs longs mois.
Source : The Next Web


En mettant en ligne sur YouTube le premier épisode des nouvelles saisons de 2 de ses séries phare, la chaîne de télévision américaine Showtime prouve qu’elle a compris qu’en donnant on reçoit davantage et que le web n’est pas une menace pour la production audiovisuelle mais bien un moyen de promotion puissant.
C’est dimanche soir dernier que reprenait Dexter avec une saison 7 prometteuse et son audience surexcitée par un teaser estival de 2 minutes, tout comme Homeland faisant son retour en saison 2 après avoir brillé aux Emmy Awards. Et c’est donc dans la foulée que ces épisodes complets ont pu être visible sur YouTube par le monde entier les citoyens américains.
Je n’ai qu’un conseil, les amis : A vos proxies ! … et profitez quasiment légalement de ces séries qui comptent parmi mes favorites (promis, je fous les listes dans un prochain article).
Dexter S07E01: http://youtu.be/-S4Cn7xeiUY
Homeland S02E01 : http://youtu.be/-xtJ5lLkW70

Le différent le plus profond entre Steve Wozniak et Steve Jobs résidait dans la distribution libre du schéma de l’ordinateur qu’ils avaient créé ou sa commercialisation. Steve Wozniak a toujours penché vers le partage et le libre, c’est un fait. On se souviendra également de cette vidéo de Woz jailbreakant le premier iPhone le jour de sa sortie.
Il est donc logique que le résultat du jugement dans l’affaire qui oppose Apple à Samsung le rende malade, alors qu’il aurait la joie de Jobs s’il avait été encore parmi nous.
Ce jugement condamne Samsung pour l’usage de brevets déposés par Apple.
Je n’aime pas Samsung. Ni leurs produits que je considère être de mauvais plagiats, ni leur attitude, de celle du PDG, dont l’arrogance égale celle d’Iznogoud, de celle des équipes marketing commentaire qui confondent animation et dictature.
Je n’aime pas Samsung et j’aime les produits Apple qui me donnent entière satisfaction. Sans aucune déception depuis déjà plusieurs années.
Je n’aime pas Samsung, j’aime Apple et pourtant, je déteste cette décision de justice qui, à mes yeux me semble être tout sauf de la justice intelligente et positive. Mais une justice économique et de lobby.
La cour de justice a protégé les intérêts d’Apple, société américaine devenue géante et riche. Société qui, avec ses pairs de l’informatique (Facebook, Google,…), nous font un tout petit peu oublier les déconvenues de l’industrie automobile moribonde, en nous laissant encore croire que la richesse et le rêve américain sont encore d’actualité.
Samsung copie les produits d’Apple ? Peu importe : tout le monde le sait et ils le font mal. Apple n’a jamais copié, ne s’est jamais inspiré lourdement de quoi que ce soit ? Je n’en mettrais pas ma main à couper, aussi bien concernant la technologie que le design.
Condamner Samsung pour plagiat, c’est ralentir l’innovation et permettre au leader de se complaire dans sa position en ne prenant plus le moindre risque d’innover. Apple n’a jamais été aussi innovante qu’à l’époque où c’était le challenger. Microsoft n’a jamais été aussi inventive que depuis qu’elle doit ramener son OS mobile sur le devant de la scène face à Android et iOS. On n’a jamais autant reproché à Apple de se tourner les pouces que depuis qu’elle a une telle position dominante.
Même si ce dernier reproche est injustifié, il est important de catalyser l’innovation, l’imagination et la prise de risque. Tout ça n’étant possible que si la concurrence est assurée. Ce que ne permet pas cette politique de brevet. Bien évidemment, si l’innovation est dirigée par la volonté de richesse, le combat est perdu d’avance et on est bien loin du « think different » que prônait la marque à la pomme.
Qu’adviendra-t-il de l’innovation est systématiquement soumise au combat des brevets où argent et lobby sont les vraies armes ? Notre univers de geek va devenir bien triste.
Jobs est mort, vive Woz.

Septembre, la rentrée pour les petits et les grands. Mais également rentrée, dans les garages et autres ateliers, de tous les projets qui permettent la bonne frime estivale.
Moins de sorties festival-bbq-concert, plus de temps devant l’établi et la planche à dessin pour préparer activement le retour du printemps.
Un fond d’écran pour le mois de septembre qui fleure bon le métal oxydé et l’huile de coude pour bien garder ça en tête et ne pas sombrer dans la déprime automnale.
Crédit photo : Gary Griffin

C’est la rentrée et comme à chaque rentrée, il faut des bonnes résolutions.
Mettre à jour plus régulièrement mon blog, faire plus régulièrement de la musique, lire davantage, perdre moins de temps à regarder de la trash TV en prétendant que ça fait partie de la culture générale, arrêter de fumer.
Pour ce dernier point, je vais passer par la case consultation tabacologique de l’Hôpital Européen Georges Pompidou. Je vous raconterai.
En profitant du calme d’une sieste de ma cadette, je me colle à la gratte pour dérouiller mes doigts sur quelques classiques. Comblé par cette petite séance, je dépoussière, le soir-même, quelques liens vers des sites de gratteux.
Et c’est une bonne surprise qui m’attend en ouvrant guitargeek.com.
Pour vous la faire courte, ce site, très intéressant qui répertorie les configurations matérielles des plus grands guitaristes était très bien tenu et illustré par Adam Cooper, mais souffrait d’une interface plus démodée que Mathusalem. Jugez simplement.

La nouvelle interface, capture en ouverture de cet article, est claire et propre. Les illustrations sont grandes. Un forum et les commentaires apportent la touche user generated content qu’il faut et qui permet d’oublier que le seul point sombre du site est le contenu encore un peu léger en quantité et les mises à jour encore un peu sporadiques.
N’hésitez pas à y faire un tour si le sujet vous parle. Ce site est une vraie mine d’or d’autant que la version précédente du site et son contenu sont encore disponible dans les archives.
PS : Pour celles et ceux qui ne comprendraient pas pourquoi le terme geek peut être associé à guitare, je vous invite à réviser la vraie définition du terme geek.

Vendredi 13… jour du bal des pompiers, la veille de la Fête Nationale…
Aucun rapport, je vous propose un joli fond d’écran qui a de quoi faire oublier le plafond nuageux qui squatte trop longtemps le ciel parisien.
On doit ce joli visuel nommé Future Elements à freakyframes et je tiens à remercier le site Iconpaper qui est une source intarissable en travaux de bonne qualité.

Quel que soit l’avis que l’on peut avoir sur le fond d’ACTA (même si j’ose imaginer que je ne vais pas trouver ici de ses adeptes), on ne peut que reprocher la façon dont ACTA est arrivé sur le devant de la scène : depuis le fin fond de la ruelle sombre qui passe derrière le théâtre, sans passer par l’entrée des artistes, mais par le monte-charge de la porte de service, en longeant les coulisses par le local technique pour soudainement surgir de l’ombre et arrivé dans le champs des projecteurs.
ACTA, au delà d’une idéologie sur la propriété qui aurait dû mourir avec les années 80 et la naissance du réseau Internet, c’est le symbole des intérêts supérieurs servis par des hommes de l’ombre. Ceux-là même contre qui doit nous défendre nos représentants dans notre chère démocratie.
La foule s’est mobilisée, le peuple s’est fait lobbyiste à travers des mouvements impalpables et libres, pour affirmer sa soif de liberté. Loin de l’exploit des peuples arabes et leur printemps, l’Occident a malgré tout repoussé un peu son échéance initialement établie en 1984, sous la forme du rejet définitif d’ACTA, ce mercredi, par l’ensemble des Eurodéputés, malgré le soutien de la Commission Européenne.
Hello Democracy, Good-bye ACTA. Mais pour combien de temps ? Les portes cochères sont nombreuses et la menace n’en finira plus de se représenter toujours plus torve.



Wallpaper un peu particulier pour ce mois de juin. Non pas une image, mais une application qui permet d’afficher une vue aérienne plus ou moins stylisée de l’endroit où on se trouve et de changer cette vue en fonction de ses déplacements. Merci la géolocalisation du Mac. Merci également au travail graphique de Stamen Design qui nous offre de superbes cartes : auquarelle, typographique, monochrome… avec différentes puissances de zoom (rue, quartier, ville, région).
L’application Satellite Eyes est signée Tom Taylor, avec un logo de James Bridle et utilise les données de OpenStreetMap.
La question que je me pose, tout en étant tout à fait séduit par le principe,est celle de la collecte de données privées de localisation la consommation d’énergie de cette application et la charge mémoire/CPU qui lui est consacrée. Ceci étant, il n’est pas nécessaire de faire tourner Satellite Eyes en permanence pour bénéficier du fond d’écran généré.
A voir à l’usage.
Via Laughing Squid et The Next Web.

Gratuitement, en plus !
Voilà donc la raison ultime pour se précipiter sur le Kiosque pour télécharger ce numéro historique du magazine Wired. Surtout si vous n’en avez jamais parcouru les lignes… vous n’aurez que 20 ans de retard concernant le magazine de référence du monde connecté.
Au programme, le contenu original du tout premier numéro dans toute sa splendeur kitch : lorsqu’on est à l’avant-garde, on ne vieilli pas forcément très bien. Même si je n’ai acheté Wired pour la première fois qu’en 1998, j’ai le sentiment de me retrouver en terrain connu. Comme une visite de la classe de CP avec les petits bureaux et l’odeur d’alcool des polycopie ; comme une madeleine de Proust d’adoption ; des images posées sur une histoire si éloignée et virtuelle.
Bon anniversaire, Wired, encore un an avant de te prendre une belle murge !

J’ai acheté la version 5.5 de la Creative Suite d’Adobe peut de temps avant que la version 6 ne sorte avec la promesse de l’éditeur que la mise à jour de la 5.5 à la 6 serait gratuite.
CS6 est sortie, il est donc temps de réclamer cette mise à jour. Le parcours du combattant commence, pavé d’informations diverses et infondées qui partent dans toutes les directions.
Alors, quelle est la bonne démarche pour profiter de la mise à jour gratuite sans risquer de se retrouver avec une installation sans dessus dessous ? C’est cette page du support d’Apple qui nous donne la réponse : enregistrer ses produits Adobe, soit via le site web ou via l’application elle-même, puis attendre de recevoir un email au plus tard le 25 mai. Dès lors, il faudra suivre les instructions données dans ce mail qui renvoie vers le site d’Adobe pour effectuer l’achat de la mise à jour vers CS6. Après avoir donné le numéro de série de la CS5.5 et son numéro de carte de paiement, on aura le plaisir de découvrir que la facture est de … 0€.
Télécharger les mises à jour et le tour est joué.
ATTENTION, pour bénéficier de cette mise à jour gratuite, il faut que vous ayez acheté la CS5.5 entre le 26 mars 2012 et le 6 mai 2012.