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Le dessin animé dont vous êtes le (super) héros

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Ca fait déjà quelques temps que les fans de Marvel commençaient à se faire des cheveux à la Logan (ou à la Pr. Xavier, au choix) en apprenant que le plus grand nom du comics US se faisait racheter par Disney. Le choc est passé maintenant et il est temps de réagir. Non, ne laissons pas apparaître des Blanche Neige et les 7 X-Men, des Spider-Duck ou encore La Ligue des Justiciers à Picsou !
Pour faire entendre nos voix proches du gargouillis, une seule solution : participer au concours de dessin animé organisé par le site Aniboom. Pour ce faire, il suffit de se monter un petit scénario et d’utiliser les séquence et les sons pour monter une mini séquence. Parmi les prix, réservés aux meilleurs, il y a l’écriture d’un vrai scénario de dessin animé pour Marvel ! De quoi mettre une vraie claque à la souris gantée. Ne perdez plus une minute !

La mondialisation a oublié la culture

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dels - flashing lights
Crédit photo : Dels

De bon matin, la lecture d’un article du site Rue89, en partenariat avec lesinrocks.com, me rappelle à quel point la culture est la grande oubliée de la mondialisation.
Je m’explique. L’article en question présente le top 10 des séries les plus téléchargées sur le web en comparant leurs audiences lors des diffusions télévisuelles. On remarque ainsi qu’une série qui est en perte d’audience ou a un succès mitigé à la télé peut être une star du téléchargement sur le web. Le rapport avec la mondialisation ? Et bien tout simplement l’écart temporel qui existe entre la première diffusion dans le pays d’origine (essentiellement les USA) et le reste du monde, ajouté au développement d’équipes amateurs de traduction et de sous-titrage, fait que les amateurs d’une série vont la regarder sur le web plutôt qu’à la télévision. Ainsi, un épisode d’une série américaine sera disponible pour le reste du monde en version originale sous-titrée à peine une semaine après sa diffusion à la télé. Alors qu’on peut attendre facilement 1 à 2 ans pour qu’il soit diffusé par la télévision locale. Si tant est qu’elle soit diffusée un jour.
La grande leçon à retenir est, encore une fois, qu’il faut être à l’écoute des mutations de l’usage des médias et savoir s’y adapter en oubliant l’idée qu’on puisse contraindre à outrance les usagers.
Diminuer l’écart temporel entre les diffusions nationales et internationales, le tout en version originale sous-titrée, permettrait d’éviter aux internautes la galère du téléchargement ou du streaming, de les ramener vers la télévision, qui est toujours plus confortable que l’ordinateur et de profiter de l’atout linguistique quasiment absent de nos chaîne de la TNT qui ne jurent que par la VF.
Bon, il est vrai qu’il faut tenir compte du fait que regarder la télé sur un ordinateur est un moyen pour la jeune audience de faire illusion auprès de leurs parents : “- Kevin, fais tes devoirs ! – Mais euh, je les fais làààà… ch’uis en train de faire des recherches sur YouTube !” Vous voyez le genre.
Il en va de même pour la musique : il est parfois plus facile de télécharger un album sur le web que de l’acheter (en magasin ou sur une plateforme de téléchargement type ITMS) en toute légalité parce que la maison de disque n’a pas jugé bon de le rendre disponible dans le monde entier. Ainsi, je vous mets au défi de trouver de la J-Pop sur le ITMS français, tout comme le groupe Clap Your Hands Say Yeah uniquement disponible sur l’ITMS américain. Dommage !

L’article sur Rue89 – Séries télé : les vrais chiffres du piratage.

Parlez-vous français ?

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“La toile est truffée de pièges. Méfiez-vous des fouineurs qui pourraient vous arroser de messages incendiaires sur votre courriel. Sans oublier le filoutage pratiqué par quelque pirate, éleveur de vers et de chevaux de Troie. En cas de problème, appelez une téléassistance.”

C’est ainsi que commence un article du journal 20 minutes consacré à la volonté du ministère de la culture de franciser tout et n’importe quoi avec une nette préférence pour le vocabulaire informatique.

En dehors du fait que cette démarche est ridicule, il suffit de lire ce premier paragraphe à voix haute pour ne pas en douter, je me permets d’ajouter qu’il y aurait mieux à faire concernant la sauvegarde du français. Comme par exemple ne pas accepter la dégradation de l’orthographe et de la grammaire (et j’en suis la première victime) à l’école et dans la vie active ou encore, tenter de limiter l’abandon total de règle d’écriture au profit du “langage SMS”.
Parce qu’en voulant franciser à tout prix au titre de la sauvegarde de la langue française, on obtient un résultat inverse. D’abord parce que l’introduction de termes anglo-saxons enrichit la langue française car ces mots ne remplacent pas des termes français existants. Personne n’éprouverait le besoin d’utiliser le mot “hacker” pour qualifier le pirate Barbe-Rouge. De plus, imposer cette francisation à outrance qu’importe l’usage populaire provoque une fracture supplémentaire entre administration et population : ne pas parler la même langue complique la communication et augmente le sentiment de rejet. Et je ne parle même pas des étrangers en France (pour x ou y raisons) qui ne pourront même pas compter sur ce vocabulaire international/universel pour leur faciliter certaines démarches. Et croyez-moi ce genre de petit détail peut soulager plus qu’il n’y paraît.

La vidéo arrive dans la presse écrite

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Crédit photo : gdanny

Et ce sera dans les éditions de Los Angeles et de New York du magazine Entertainment Weekly pour la semaine du 18 septembre.
Un écran LCD, équivalent à celui d’un téléphone portable sera inséré au sein du magazine. Ce premier présentera pour caractéristiques 2,7mm d’épaisseur (!) et une résolution de 320 par 240 pixels. Il pourra emmagasiner 40 minutes de vidéo et sa batterie, rechargeable par mini USB, tiendra 70 minutes.
Les publicités qui y seront diffusées concernent les programmes de la chaîne CBS et la boisson Pepsi. Bien entendu, cette forme de publicité est bien évident un vrai coup de… pub ! Car elle est nettement plus chère qu’une publicité presse écrite traditionnelle. Et ne va pas se généraliser tout de suite. On est donc encore loin de ce qu’on a pu voir dans certains films d’anticipation, mais les innovations commencent un peu toujours de cette façon. Il y a fort à parier que le principe va continuer à évoluer et la presse écrite d’autant plus s’animer. Verra-t-on alors une fusion totale du multimédia pour sauver ce qui reste de l’écrit ? C’est fort probable.

Via BBC News et Philippe qui m’a donné l’info.

Science & Vie – le siècle des robots

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Voilà une belle lecture que nous propose Science & Vie avec ce numéro spécial consacré aux robots.
Ca tombe bien, les robots sont l’un de mes sujets préférés. Au point que, si j’avais été moins flemmard, j’aurais adoré poursuivre des études longues et fastidieuses pour travailler dans le milieu de la recherche en robotique. Il en a été autrement et je fais du marketing.
Dans ce numéro, on aborde un peu tous les robots, ceux des fantasmes, ceux du quotidien, ceux des exploits. Et même si je regrette qu’on ne retrouve pas tellement les robots tels qu’ils sont imaginés par Shirow Masamune (Ghost In The Shell, Appleseed…), on parlera bien de Isaac Asimov, l’un des plus grands auteurs de science fiction et, surtout, géniteur des lois sur la robotique (voir ou, mieux, lire I, Robot).
Un bon moment de culture un peu moins générale mais qui vous assurera une discussion renseignée et élégante si vous vous retrouvez coincé avec des nerds dans la file d’attente de la Japan Expo.

En ce moment chez tous les marchands de journaux.

A propos des robots, découvrez vite les photos du Gundam RX-78-2 grandeur nature qui se dresse depuis quelques jours à Odaiba, Japon, jusqu’en octobre. Ca se passe sur le blog de David.

David Lynch presents Interview Project

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Jess – Episode 001 – Posted June 1, 2009 – Needles, CA.

Toute réalisation de David Lynch est, à mon humble avis, un événement. Chacun de ses films est un chef d’oeuvre. Même si Dune a, je trouve, très mal vieilli. Mais pour tous les autres, la série Twin Peaks comprise, on a affaire à la perfection. Vous comprendrez donc que je puisse être fébrile à l’idée du nouveau projet de David Lynch. Sur le web, cette fois, Interview Project, c’est une nouvelle interview vidéo tout les 3 jours. Il y en a 4 déjà disponibles sur le site sur les 121 prévues. Le principe est que David Lynch et son équipe font un périple de 30 000 km à travers les Etats-Unis, interviewant les personnes qu’ils rencontrent. Ce qui promet une belle galerie de portraits comme seule l’Amérique du Nord peut en produire. Un road trip de la vraie vie, un documentaire séquentiel qui sera, on peut faire confiance au maître, un symbole d’humanité.

Bienvenue à Geek et Wired UK

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Je me baladais dans les rayons de mon marchand de journaux préféré (qui a le mérite d’être aussi sympathique que proche de mon chez moi) à la recherche du dernier numéro de Graffiti Art magazine (le numéro 8 ) qui “est disponible depuis hier chez tous les bons marchands de journaux (et même les mauvais)” comme il est écrit sur le site web du dit magazine. Bon ou mauvais, je ne sais pas, quoiqu’il en soit, impossible à trouver le numéro en question. J’invective le buraliste qui me confirme l’absence et me dit qu’il se renseignera. Voilà qui est une bonne chose de faite. Malgré tout j’ai du mal à me faire à l’idée de repartir bredouille, d’où une prolongation de ma promenade entre les périodiques divers.

Mon regard est alors happé par une couverture au style très presse US, aussi bien dans la mise en page, que dans le style de la personne affichée, jusqu’au titre. Geek. Il fallait oser. Tout comme il fallait oser sortir un nouveau titre de presse en cette période de crise économique. Le magazine est français. C’est le deuxième effet surprise. D’autant qu’à la lecture des titres affichés, il semble que le terme de geek ne soit pas galvaudé en “hightech-conso-design-vide” comme c’est fort souvent le cas en France. Non, ici, il s’agit du vrai geek, le passionné, le fétichiste, le cultivé. Car c’est d’une culture dont on parle. La culture geek. Ce numéro est un numéro 1 et de ce fait, il ne faut pas le juger avec trop dureté. Les sujets sont assez intelligemment traités, variés, mais on reste quand même à la surface des choses et laisse un léger goût de caricature de geek. Comme si on avait à faire à un stéréotype. Il y a fort à parier que tout ça va changer au fil des numéros car il est assez logique de ne pas vouloir effrayer le nouveau lectorat avec un contenu imbitable. Espérons qu’ils ont les épaules assez solides pour ne pas disparaître avant le 6ème numéro. Pour conclure, je dirais qu’il s’agit là d’un assez bon premier numéro avec une maquette fort agréable et encore trop rare dans la presse française. Je souhaite donc longue vie à ce bimestriel à 4,90 euros chez votre marchand de journaux. (le site web du magazine)

Un peu plus loin, au rayon de la presse internationale, voilà que je cherche le sacro-saint Wired. Et là, paf ! Le numéro est épuisé. Pas de chance. Sauf que le buraliste me fait remarquer qu’il a reçu ce jour le premier exemplaire de l’édition anglaise de Wired. Valeur sure, je n’hésite pas à l’acheter et me dit qu’au pire, ça me fera toujours un numéro 1 de plus à mettre dans mes archives de numéros 1. En parcourant le magazine, pas de surprise, tous les codes Wired sont là. Avec peut-être un petit chouilla de moins de pub, mais pour le reste… pas grand chose de neuf. A un détail prêt : un grand nombre d’allusions à des personnalités anglaises me laissent de marbre. Par manque de culture, tout simplement. Ce qui n’est absolument pas le cas dans la version US de Wired. Comme quoi, on a beau être beaucoup plus près des anglais que des américains, je me rends compte que je suis beaucoup plus au fait de l’environnement US que celui de nos voisins d’outre-manche. Malgré tout, il en reste que Wired UK est de bonne qualité et une lecture très intéressante. On le trouvera mensuellement à 6 euros et des brouettes dans les magasins de journaux proposant un rayon presse internationale (gares, aéroports, centres d’affaires et librairies anglo-saxonnes…)

Sur ce, je vais approfondir tout ça avant de fermer mes petits yeux fatigués d’une bonne journée de travail accompli.

Bonne lecture.

L’anonymat sur le web, la suite…

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Suite à l’article que j’ai rédigé sur les problèmes posés par l’anonymat sur le web, je vous propose un cas pratique sur le même sujet en prenant pour illustration l’affaire Nadine Morano qui s’est confortablement répandue sur le web vendredi dernier.

Mais avant tout, faisons un point préliminaire nécessaire pour partir du bon pied.
Je n’ai pas d’animosité personnelle contre Nadine Morano, je ne souhaite en aucun l’injurier. Par ailleurs, je ne suis d’accord ni avec le fond des idées que cette personne défend, ni avec les formes de ses actions. Par contre, je peux très bien comprendre que supporter l’insulte n’est pas une obligation du métier d’homme (ou femme) politique. J’ai attendu le lendemain des élections européennes pour aborder ce sujet pour ne pas être taxer de prise de position masquée (j’aurais pu prendre position, mais je l’aurais fait ouvertement). Voilà qui est dit.

Maintenant, quel problème soulève l’affaire Nadine Morano dont il est question ?
Replaçons les choses dans leur contexte : Nadine Morano (UMP) est filmée par l’émission Envoyé Spéciale alors qu’elle se rend à un meeting de Ségolène Royal (PS), manifestement sans y être invitée. Plus tard, un journaliste l’interviewant lui fait remarquer la chose en lui demandant des explications. Nadine Morano se défend alors en accusant le journaliste de déformer la réalité. Gros taulé, et la vidéo de l’émission, diffusée sur la plateforme Dailymotion, reçoit de nombreux commentaires particulièrement virulent envers Nadine Morano. Cette dernière portera, contre X, une plainte “relative aux faits d’injures publiques envers un membre du ministère”.
Voilà que quelques mois plus tard, une femme de 49 ans est convoquée devant la justice pour avoir écrit « Hou la menteuse » en commentaire de la dite vidéo.

Il est certains, lorsqu’on parcourt les commentaires de la vidéo sur Dailymotion, que les injures pleuvent. A tort ou à raison, ce sont malgré tout des injures et Nadine Morano peut demander réparation. Porter plainte est-il la bonne solution ? Je ne sais pas, mais c’est celle qui a été choisie. Maintenant, je ne pense pas forcément que ce soit la personne qui a écrit “Hou la menteuse” qui ait été spécialement visée (plainte contre X).

Seulement, il était certainement plus facile de retrouver la trace d’une personne de 49 ans pas voyou dans l’âme pour un sou et qui a certainement bien rempli les informations du formulaire d’inscription à la plateforme, qu’une personne nettement plus virulente qui aura bien pris soin de se masquer derrière de fausses informations. Voilà bien le problème. Dans ces histoires de traque et de répression, avec une police à la performance (soumise à des quotas d’élucidation), qui sont les symptômes des lois Hadoppi et Loppsi, on se retrouve avec des personnes presque inoffensives qui sont poursuivies en justice alors que les plus virulentes, mais les plus au fait des pratiques de l’anonymat (faux comptes, proxi…), courent toujours et ne sont pas inquiétées.

Encore une fois, il me semble bien illustré ici le biais qu’il y a entre les objectifs recherchés par la création de ces lois et les résultats effectifs.

Articles intéressants sur le sujet :
- « Hou la menteuse » : Morano est bien allée jusqu’au tribunal
- Hadopi, Loppsi : sur le Web, le business de l’anonymat

MOO, le succès au rendez-vous

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MOO, la société anglaise spécialisée dans l’impression de cartes de visites, et surtout des MiniCards, tant affectionnées par la blogosphère, connaît un début d’année plein de succès : ouverture de son bureau aux Etats-Unis et un Webby Award dans la catégorie “Best Visual Design – Function”. C’est d’ailleurs pour cette dernière raison que Moo a décidé de fêter ça en offrant des étuis pour MiniCards MOO. Pour ce faire, il a suffit de donner le code ad hoc et de payer les frais de port.
Comme j’ai voté pour MOO aux webby, je me suis dit, “y a pas de raison…” et je me suis fait envoyer mon étui. Je l’ai reçu ce samedi et j’ai trouvé amusant de l’accrocher à ma clé USB LaCie (voir la photo ci-dessus).
Malheureusement, je n’ai que des cartes au format traditionnel “cartes de visite” (en papier recyclé). Je ne pourrai donc pas utiliser cet étui pour les transporter. Heureusement, voilà qui me donne une bonne occasion de racheter des cartes sans avoir terminé mon précédent stock… je réfléchis actuellement à ce que je vais faire de cette occasion.

Merci, MOO, pour ce petit cadeau qui rajoute la sympathie au sérieux et à l’efficacité qui vous sont déjà acquis.

Petit message important destiné à MOO : sera-t-il possible, prochainement, de choisir du papier recyclé ainsi que l’emballage en carton recyclé pour les MiniCards ?

Dans un autre ordre d’idée, vous avez peut être remarqué ce petit pas pour la blogosphère, mais un grand pas pour la technobiosphere : j’ai décidé d’afficher les photos en 500 600 pixels de large au lieu des 400 qui étaient d’usage jusqu’à présent. J’ai appliqué cette modification de manière rétroactive sur la première page, histoire d’unifier la home, mais je n’irai pas plus loin, parce que c’est carrément ch****.

L’anonymat, l’origine des maux du web ?

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crédits photo : mattbooy

Comme le disait Jean-François Kahn sur le plateau d’Ardisson (Salut les terriens), alors qu’Hadopi n’était pas encore votée, “le problème du web, c’est l’anonymat. Ca donne lieu à toutes les dérives, des épanchements de haine sans commune mesure…”.
Je suis assez de cet avis. Avis fondé sur une expérience personnelle.
Il existe un forum japonais, 2ch.net, qui permet à tout un chacun de s’exprimer sans être enregistré. On peut y être parfaitement anonyme, l’IP n’étant pas mémorisée par la plateforme, c’est un simple cookie qui permet de garder son “identité” d’emprunt pour le suivi des discussions. Mais voilà, rien de plus simple que d’effacer ce cookie à chaque intervention. En théorie, l’idée est séduisante. Dans un pays où la communication est globalement sclérosée, donner un champs d’expression libérée est bénéfique. Oui, mais voilà, la liberté, ça s’apprend. Et dans une société où l’on ne vous donne pas les clefs pour bien gérer cette liberté, ça part très facilement en brioche. C’est ce qui arrive régulièrement sur 2ch : propos racistes, pédophiles, appel à la haine de toutes sortes… et de nombreuses conséquences en dehors du web : meurtres, suicides, etc.
A titre de comparaison, le réseau mixi.jp qui, lui, impose de très restrictifs contrôle à l’inscription, ne présente pas ce type de comportements, bien que tout autant de sujets variés soient traités. Mais l’on se sait identifié, et ça change beaucoup de choses.

Evidemment, si je rentre dans un magasin comme la Fnace ou Virgin, je vais très fortement hésité à prendre un CD, en retirer la protection magnétique, et à sortir en passant juste devant le vigile… comme ça à la vue de tous. Et c’est bien ça le truc… “à la vue de tous”.

Alors je ne dis pas qu’il faut fliquer au point de se mettre un GPS dans les fesses ou un logiciel espion sur son ordinateur. Car ce serait un raccourci beaucoup trop facile qui pourrait entraîner de lourdes conséquences, bien plus importantes que ce contre quoi on souhaiterait lutter (piratage pour Hadopi, sécurité nationale pour Loppsi).

Passer du tout ou quasi anonyme à la répression engendre des comportements paradoxaux et extrême : par crainte de se faire tracer en permanence et d’être, à tort ou à raison, considéré comme un coupable potentiel, la population d’internautes risque de s’équiper de solutions techniques lui garantissant l’anonymat le plus complet. Quels seront alors les moyens de répressions pour des situations graves ?
On en revient au même problème que celui de CD anti-copy d’il y a quelques années : les systèmes anti-copy empêchaient la lecture des CD sur certains lecteurs. Il vallait donc mieux télécharger directement une version piratée sans anti-copy pour être sûr de la compatibilité avec toute platine CD.

C’est le même problème avec Hadopi. Je suis sur Mac, avec un réseau Wifi. Je vais fermé mon wifi et pousser mon voisinage à le pirater au lieu de me demander de le partager. Comme je ne peux installer (et que je ne le veux pas) un mouchard sur mon ordi (pas compatible mac, le mouchard semblerait-il), comment vais-je justifier mon innocence en cas de doute ?
Autant que je trouve une solution qui m’assurera ma tranquilité coûte que coûte en me garantissant un anonymat total.

Ce n’est pas ce que je souhaite. Je suis plutôt pour une vraie éducation, un changement des moeurs et des habitudes, même si ça ne se fait pas du jour au lendemain, ce qui assurera une compréhension et une adaptation aux nouvelles données qu’a apporté l’usage du web dans notre société. Je ne suis pas pour l’anonymat à tout prix, mais certainement pas pour un traçage systématique des internautes.

Effectivement, on ne vole pas dans les magasins, on ne jette pas ses ordures dans le couloir de l’immeuble, on ne crache pas par terre… on ne fait pas n’importe quoi sur le web. Et la protection des intérêts économiques de certains, tout comme le souci de sur sécurisation nécessité par un discours politique ambiant, ne doivent pas permettre aux détraqués sérieux qui circulent sur le web de se cacher encore plus efficacement pour commettre leurs méfaits.