Cette année, contrairement à l’année dernière, la neige semble avoir oublié Paris pour se concentrer très logiquement sur les montagnes (dixit la team de Bourg Saint Maurice).
Pendant ce temps, comme chaque hiver, les températures qui règnent sur Sapporo et ses environs ne dépassent plus le zéro pendant des mois.
Voici un florilège de quelques photos prisent sur place.

Dur de trouver à manger pour les oiseaux quand il est tombé 80 cm de neige pendant la nuit.

Prise de vue depuis la cabine du camion de mon beau-père qui a été une nouvelle fois mobilisé pour transporter de la neige afin de dégager les centres urbains.

Le sport continue des locaux (je m’y suis mis aussi) : déblayer. Heureusement, ma belle-famille a eu la bonne idée d’acheter une déneigeuse motorisée.

Petite visite administrative pour récupérer des pièces d’état civil. Même le centre ville de Sapporo est plongé sous la neige. Mais, contrairement à Paris et son centimètre de poudre, pas d’embouteillage, ni de chaos. L’ambiance est surréaliste avec un drapeau flottant lentement et les bruits feutrés de la ville.

Une banale sortie nocturne au karaoké prend des tournures d’aventure. Le conducteur ne semble pas le moins du monde inquiété. Entre stupéfaction et légère angoisse, j’écarquille les yeux et suit le ballet des lumières scintillantes.

Pas de voyage au Japon sans un minimum d’achat high tech / photo !
Pas de caprices consuméristes, mais plutôt l’occasion de trouver ce qui est rare, voire inexistant en France.
Cette fois-ci, comme nous avions effectué un gros achat high tech avant de partir (le 7D), nous nous sommes contentés de petits accessoires pas chers et “utiles” : un pare-soleil et un capuchon de remplacement pour le Tamron, une sangle confortable pour le 7D, un nouveau caoutchouc d’oeilleton pour le 400D et… un LOREO – LENS IN A CAP.


C’est bien entendu de ce dernier dont je veux vous parler. Pour environs 20 euros, le principe est simple : tout en remplaçant le capuchon de boitier du reflex, le Lens in a Cap offre une lentille plastique et différentes ouverture faisant office d’objectif rudimentaire.
D’une focale de 50 mm (équiv. 24/36) et utilisable uniquement en manuel, on sélectionne l’ouverture à la main sur l’objectif (de f:5.6 à f:64), la vitesse et les ISO se régleront sur le boitier afin d’obtenir l’équilibre nécessaire à une photo correctement exposée. Il n’est, bien entendu, pas question de mise au point : elle se fait sur l’infini.
Voilà de quoi recréer les conditions les plus proches possibles des compacts mythiques de piètre qualité de fabrication que sont les Lomo, Holga et autres Polaroid bas de gamme.
Pour aller au bout des choses, il faudra rajouter un peu de vignettage et d’aberrations chromatiques en post production.
Je vous laisse quelques clichés pour juger de rapides tests que j’ai effectués à la volée.



Petite question qui amène un post ultérieur : Flickr ou Picasa ?
One year in 2 minutes from Eirik Solheim on Vimeo.
Une petite pensée pour mon pote Mathias en voyant cette vidéo. Ce sudiste amateur de bonne boufffe s’est exilé il y a quelques années en Norvège, à Trondheim, pour le boulot. Il travaille dans le pétrole. Mais comment lui en vouloir ? Je fais bien du marketing, moi. Mathias n’est plus à Trodheim, il est à Bergen maintenant. Mais peu importe, la vision de se timelapse d’un an en vidéo m’a bien sûr fait penser à lui.
J’espère que vous apprécierez ces 17 000 images enchaînées et si vous souhaitez plus d’information sur la réalisation, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de Eirik Solheim qui en est l’auteur. Ca vaut le détour.
D’ailleurs, si David (qui sort son 4ème bouquin) voulait bien faire la même chose au Japon, ce serait intéressant de comparer !
via Boing Boing


Même si je ne vous l’avez pas spécifiquement promis, je me devais de vous donner un petit retour sur cette première expérience de retour à l’argentique (voir l’article en question).
Pour résumer : un boîtier reflex Canon AE-1 Program, un objectif 50mm f:1.8, une pellicule Fujicolor Super G Plus 100 ISO 24 poses périmée depuis 12 ans.
Premier constat : pas évident de ne pouvoir regarder sa prise de vue juste après avoir déclenché, de rester dans l’expectative jusqu’au développement, surtout pour l’impatient que je suis.
Deuxième constat : je pense beaucoup plus mes photos avant de les prendre : on ne shoote pas de la même façon lorsqu’on a 24 poses que lorsqu’on a une carte mémoire de plusieurs giga.
Je prends plus de temps pour mesurer l’exposition, cadrer, envisager la profondeur de champs et tout vérifier. Je réalise à quel point l’absence quasi totale d’assistance (appareil utilisé en manuel et pas de mise au point automatique) peut être déroutant. D’autant que je n’ai jamais tellement été un expert de la mise au point manuelle.
Résultat : Je suis assez satisfait de ce que j’ai obtenu. Environs 8 photos que je considère comme réussies. C’est à dire qui répondent à mes attentes sachant que la pellicule périmée à joué son rôle, malgré son grand âge : couleurs délavées et aberrations chromatiques. 1 photos sur 3 réussies, c’est pas mal aussi bien en argentique qu’en numérique.
Il se devait d’y avoir une ombre au tableau. Et ma déception vient du tirage.
Déjà, à la grande époque, c’était assez souvent une catastrophe lorsqu’on ne faisait pas de la “photo de famille”. Mais c’est devenu encore pire. Chez Photo Service, il n’y a plus de tirage sur papier mat; il faut spécifier un tirage sans correction, sinon ils vous niquent toutes les aberrations tant souhaitées; lorsque la photo est globalement floue (bokeh) elle est jugée ratée et donc, non tirée arbitrairement…
A force de râler, j’ai quand même obtenu mes tirages et me suis promis de demander au Père Noël un scanner de négatifs/diapositifs, ne serait-ce que pour vous montrer autre chose que des photos de photos (d’autant que l’angle de prise de vue, pour éviter les reflets dus au papier brillant, n’arrange rien).
Affaire à suivre !

Photo prise depuis la cuisine qui donne sur la cour intérieure. Fujifilm Finepix F70EXR avec traitement Polaroid Generator dans Photoshop
Quel plaisir, ce matin d’être réveillé par la plus grande de mes 2 filles hurlant “il neige, il neige…” et moi, de me lever, en oubliant mon humeur d’ours mal léché typique du matin tôt, pour la suivre et constater depuis le balcon que Paris s’est parée d’un fin manteau blanc.
D’accord, rien de très exceptionnel, d’autant que l’année dernière, le même spectacle a eu lieu avec les mêmes cris de joie. Mais je dois avouer que je suis resté assez enfant pour ça car la neige m’émerveille toujours autant. La blancheur qui rappelle mon premier iPod, les bruits étouffés… le sentiment de plénitude et de sérénité retrouvée.

Capuccino veille sur le Canon pendant que je shoote nonchalamment avec le Fuji.
La journée est passée, j’ai pris quelques photos et continué de m’occuper de l’appartement pour que la maman puisse se reposer tout en gardant un oeil sur la petite dernière.

Ours de neige découvert lors de la dernière promenade quotidienne canine.
Une vraie journée de vacances.

Ce week-end, c’était Halloween. D’habitude, je m’en fous comme de l’an 40, mais là, ma fille et ma femme s’étaient liguées et je me suis retrouvé, le samedi en fin de journée, à acheter une citrouille de 6 kilos pour en faire tout un tas de choses.
Couteau à la main, j’ouvre la citrouille et en retire une grande partie de la chair. Elle sera transformée en velouté aux châtaignes pour le soir, précédent un gigot d’agneau pommes boulangères, en Millas le lendemain et cuisinée en beignets (コロッケ) lundi soir ma tendre Chérie.
En attendant, je sculpte la citrouille pour y mettre des bougies et en faire un joli Jack O’Lantern. Ma fille est ravie.

Le velouté dont j’ai tiré la recette, suivie approximativement (j’ai rajouté de la crème), sur elleadore.com. Pris en photo par ma compagne.

Le gigot d’agneau et ses pommes boulangères. Encore une fois pris en photo par ma compagne. Vous pourrez trouver la recette sur Marmiton.org

Dès le dimanche après-midi, il est temps de mettre un terme à la présence de Jack O’Lantern. Je fais ça dans les règles de l’art, couteau à la main. Pour une fois qu’on me reproche pas de faire peur… j’en profite. Photo prise avec amour par ma douce.

Le reste de la chaire extraite, je n’ai plus qu’à préparer un bon Millas à la citrouille que nous engloutirons pour le goûter. Si avec tout ça je fais pas un gentil papa, alors qu’est ce qu’il faut ?!
Pour info, la première photo, celle de Jack O’Lantern, a été prise, sans retouche ultérieure mis à part un léger recadrage, avec le Fujifilm Finepix F70EXR dans le noir quasi complet, si ce n’est les 2 bougies chauffe-plat qui se trouvaient à l’intérieur de la citrouille.

Si vous lisez ce blog régulièrement, vous devez savoir que je suis à la recherche de la perle rare : un appareil photo compact qui me contenterait pleinement. Et je peux vous assurer que ce n’est pas gagné. Ayant des besoins un peu particuliers en matière de photo, il me faut un compact discret (je suis un timide de la prise de vue), pratique (je veux le trimballer en permanence), débrayable (80% de mes photos sont prises en mode priorité ouverture), de bonne qualité dans les hautes sensibilités (j’officie souvent en intérieur et je n’utilise quasiment jamais le flash, voire jamais jamais, en fait je déteste le flash) et offrant un mode tout automatique magique (qui “fait des belles photos” sans que j’aie à réfléchir à quoi que ce soit), le tout sans que ça me coûte un bras (déménagement + bébé, ça laisse peu de loisirs en termes de dépenses).
Utilisant couramment un reflex Canon, je me suis tourné vers des compacts dits “experts” dans mon budget : le Canon G10 (lire le test), remplacé depuis par le G11, et le Lumix LX3 (lire le test) conseillé par Laurent, fan de Leica devant l’éternel. Mais le premier s’est avéré définitivement beaucoup trop gros et trop lourd (le Hummer du compact). Il restait le Lumix dont le zoom est un peu court, mais, ça, c’est pas trop grave.
La rentrée de septembre dernier a vu son lot d’annonces avec le G11 (disqualifié d’office pour les mêmes raisons que le G10) et le S90 qui tarde à arriver. Du côté de Lumix, le ZX1 aurait pu rentrer en course en termes de gabarit et de qualité (le choix du rédacteur fictif de ce blog, JLB), mais l’absence de mode manuel le laisse sur le bord de la route. Seul le Lumix LX3 semblait rester en lice. Mais son prix élevé, le manque de polyvalence du zoom pour un encombrement relativement important, pour un compact “à mettre dans une poche”, me faisait hésiter. Fallait-il me résoudre à ne pas trouver mon bonheur ?
Voilà qu’un matin, je lorgne sur l’achat d’occasion d’un Fujifilm Finepix F11, que j’ai testé grâce à JLB (toujours lui) qui en possède un. Pourquoi acheter une vieillerie de 6 Mpx ? Parce qu’il est vraiment compact, débrayable et de bonne qualité photographique.
Mais le même JLB me parle alors d’un tout nouveau Fujifilm, le Finepix F70EXR. Tellement nouveau qu’il n’y quasiment aucun test sur le web. Il faut donc se contenter des caractéristiques papier et de ses similitudes avec le F200EXR pour se faire une idée.
Et là, c’est du lourd ! Le F70EXR semble être en tout point ce que je cherche : vraiment compact, efficace et débrayable. Zoom 10x, mode manuel, P et Av, plages d’ISO automatiques à limitation, modes EXR automatique, hautes sensibilités et faible bruit, haute résolution, plage dynamique (récupération des zones claires).
Tout semble là pour me séduire. Mais point d’avis concret qui puisse confirmer ce bon a priori. A priori renforcé par le fait que j’ai eu un Fujifilm (mon premier appareil numérique, en 1998) qui était de très bonne facture.
Je décide donc de me jeter à l’eau et je l’achète. Il faut dire qu’à 200 euros environ (le faible prix est la cerise sur le gâteau), on ne peut qu’en avoir pour son argent, voire plus.
L’appareil est assez neutre en main, bien équilibré, mais il faudra prendre garde au doigt devant le flash (pour ceux qui l’utilisent). L’ensemble est de bonne facture et paraît assez solide. Les boutons et la molette de sélection des modes sont très agréables et ne font pas cheap du tout. Si ce n’est que le déclencheur présente un peu de jeu, mais aucune gêne à remarquer.
Il faudra prendre le temps de bien se plonger dans le mode d’emploi tant les modes sont nombreux. D’autant que pour chacun de ces modes, l’ensemble des réglages à disposition varient. Il faudra donc retenir ces caractéristiques si on veut repousser l’appareil dans ses retranchements.
Mais revenons sur les informations basiques : un grand angle de 27 mm, très agréable et délicieusement déformant, jusqu’au téléobjectif de 270 mm. Voilà qui laisse le choix dans le cadrage.

La photo de la tour Eiffel, ci-dessus, est prise dans le mode le plus basique : tout automatique. Alors que la scène n’est pas évidente à gérer : prise depuis le métro en mouvement, à travers la vitre, à bout de bras, avec un ciel de brouillard.Voilà pas mal de raisons de rater la photo par mauvaise mesure de la lumière, pose trop lente, mise au point sur la vitre, etc.
Comme vous pouvez le noter (photo légèrement recadrée ci-dessus et détail full définition ci-dessous) le F70EXR s’en sort très bien. Il choisit de lui-même une exposition de 1/340s à f/4,5, le tout à 200 ISO.
Je vous laisse vous faire votre opinion sur le piqué du cliché.

En ce qui concerne la photo ci-dessous, voici un de mes sujets de prédilection : la chatte Mouchka joue à quelques centimètres de moi, sur le canapé. Elle bouge dans tous les sens, il faut donc être rapide. Il est 23h, la pièce est assez sombre (pour la prise de vue) avec un chandelier à ampoules incandescentes à 3 mètres et la lumière très changeante diffusée par la télévision allumée. Flash interdit pour éviter que le félin aille se planquer à cause de l’aggression occulaire.
Là encore, le petit compact de Fujifilm s’en sort admirablement bien. Bien mieux que n’importe quel appareil que j’ai eu entre les mains jusqu’à présent. Comment se fait-il ? Le mode macro assure la bonne mise au point avec rapidité pour suivre l’action à 27 mm, le stabilisateur d’image évite avec brio le flou de bougé d’une pose de 1/4s à f/3,3. La sensibilité est calée à 800 ISO, le mode activé est EXR HR, soit priorité haute résolution (“convient pour les prises de vues de sujets détaillés”). Si la photo est légèrement floue, c’est certainement dû au fait que Mouchka était trop proche de l’objectif. Mais les couleurs de la photo, l’absence de bruit numérique disgracieux, donnent une photo très agréable d’un petit animal plein d’énergie à l’heure d’aller se coucher. Pour info, je n’ai pas recadré le cliché pour vous donner le résultat brut de décoffrage.

Encore un sujet que j’affectionne. En tout cas, que je prends assez souvent en photo pour pouvoir l’utiliser comme une référence de jugement pour les divers appareils qui passent entre mes mains.
Un détail de moteur de moto (ici, un carburateur), lumière naturelle, mise au point macro, retouche sous lightroom pour créer un léger effet crossprocess.
Là encore, l’appareil s’en sort bien, même si je remarque un léger bougé sur les lignes sombres en pleine résolution. Pour le reste, rien à dire !

Pour conclure, le Fujifilm Finepix F70EXR est de très bonne facture, au design simple et de bon goût, même s’il ne marquera pas l’histoire du design photographique, il propose des prestations photographiques de très très bonne qualité et excelle dans les situations périlleuses. Le mode EXR auto est particulièrement impressionnant : on pourrait presque parler d’un appareil “qui fait de belles photos”… tout seul. Ce mode n’est que légèrement bridé par une certaine lenteur dans le système de reconnaissance des visages. Un appareil qui, pour un budget “entrée de gamme” n’a pas à rougir face aux compacts experts tels que les G11, S90 et LX3.
On regrettera simplement un écran un peu léger en résolution (dommage pour ceux qui utilisent leur appareil photo pour le diaporama), l’absence de vidéo HD (absent également chez Canon) et un léger mou dans le déclencheur.
Mais je lui pardonne… car un compact aussi pratique et aussi efficace est, pour moi, un vrai Graal !
Très vite, vous pourrez trouver plus de photos sur le sujet dans mon flickr set F70EXR
Les prochaines fois, on passera en revue le VistaQuest VQ1005 (un véritable OVNI), le Lumix ZX1 et… le Canon EOS 7D.
EDIT : je confirme ce que j’ai pu lire sur le test de Les Numériques (qui n’était pas encore en ligne lorsque j’ai acheté l’appareil) : la batterie est un peu “légère” surtout si on utilise majoritairement le mode EXR auto.

Ce serait un peu rapide effectivement d’enterrer l’argentique sous prétexte que le numérique est de qualité équivalente, moins onéreux, plus pratique, etc. J’en passe et des meilleures. Il serait dommage de céder au tout numérique sous prétexte de modernité à tout prix. D’autant que je n’arrive pas à me dire que l’un remplace l’autre.
Si je pense à la façon dont j’abordais la photo à l’époque du tout argentique et que je la compare à mon approche numérique, je me rends compte que ça n’a rien à voir.
Avec une pellicule, je réfléchissais davantage mes photos, je posais plus mes prises de vues, évaluais la lumière, le cadrage. Tout se calculait plus attentivement.
Avec la carte mémoire, j’y vais plus à l’instinct, je shoote en rafale, je multiplie les essais, même les plus invraisemblables, faisant parfois fi des règles photographiques que j’ai apprises.
Pourquoi une telle différence de comportement ? Parce qu’une pellicule, ce sont 24 ou 36 poses seulement à prendre, à développer et à tirer avant d’en voir le résultat. Avec le numérique, c’est plusieurs centaines de photos, avec la possibilité d’en supprimer, de vérifier le résultat tout de suite et de récupérer ses erreurs en post production de manière assez incroyable avec Photoshop et Lightroom.
Alors oui, l’argentique est une approche de la photographie si différente de celle du numérique qu’elles méritent de coexister. La première me semble appartenir désormais plus au domaine artistique alors que la seconde est plus immédiate, moins contraignante, plus flexible et facilite l’usage quotidien de l’appareil photo. C’est comme comparer un arrosage au pistolet-mitrailleur et un tir de sniper.
Pour tout avouer, j’ai un appareil photo numérique depuis 1998, mais il a pris le dessus sur mes appareils argentiques que quelques années plus tard et, finalement, mes Canon AE-1, Big Mini, Rolleiflex, Zeiss Ikon et autres toy cameras ont commencé à se recouvrir de poussière.
Aujourd’hui, j’éprouve le besoin de revenir à ces sensations perdues. J’ai ressorti l’AE-1, son 50mm Canon et un 28mm Tokina. Je lui ai mis une pellicule Fuji périmée depuis 1997 dans le ventre, histoire de voir ce qui va en sortir. J’ai 2 autres pellicules différentes, également périmées depuis 12 ans, pour m’amuser et 40 Fujichrome Sensia 200 et 400 ISO pour faire tout un tas de crossprocess. Il faut dire que j’ai eu ce petit stock pour le prix de 8 péloches. Pas de raisons d’hésiter !
Alors bien sûr, il va falloir que je m’arme de patience avant d’avoir les résultats, mais à la clef, autant de plaisir qu’un bon mix avec des vieux vinyles… tiens, il m’en reste quelques un qui traînent dans un coins.

Et bien oui. C’est pas très original, voire assez répandu chez les bobos branchouilles du web2.0 (dont je ne fais pas partie, ça va sans dire).
J’aime Starbucks.
J’ai toujours aimé Starbucks.
J’ai beau trouver que leurs prix sont exorbitants, que leur marketing éthique est à la limite du foutage de gueule, que leur café n’est pas le meilleur du monde et qu’il est scandaleux que le wifi n’y soit pas gratuit, j’aime y passer un peu de temps au moins une fois par semaine.
Un Mocha ou un Caramel Macchiato accompagné d’un scone, d’un muffin ou d’un gâteau, et je m’enfonce dans les gros fauteuils histoire d’y passer une heure ou deux pour lire, regarder une vidéo, surfer légèrement sur le web ou écrire… la musique y est agréable, les gens sympathiques. D’ailleurs, les Starbucks sont des nids à étrangers de passage, ce qui donne l’impression d’être un peu en dehors de la géographie.
Voilà qui change du petit café comptoir et tartine brulée avec l’amabilité d’une porte de prison typique du bistrot franchouillard. Mais bon, il en faut pour tous les goûts et toutes les occasions.
La photo a été prise avec mon iPhone et j’ai fait quelques retouches sous Photoshop pour gommer quelques objets indésirables.
Pour finir, je vous invite à découvrir quelques groupes flickr consacrés à Starbucks.

Une semaine seulement s’est écoulée depuis le Salon de la Photo, que j’ai consciencieusement évité tant l’exercice m’est désagréable, et les annonces continuent à tomber de tous les côtés.
Je ne m’attarderai pas sur l’ensemble des nouveautés, pourtant très intéressantes pour certaines (Canon EOS 7D, Nikon D3s, Canon EOS 1D Mark IV, etc……) car d’autres font ça mieux que moi.
Je me contenterai de vous parler de la toute nouvelle application iPhone / iPod Touch signée Canon, Canon IEPP, et qui permet l’impression direct depuis l’appareil incontournable d’Apple vers une imprimante photo de type Pixma. Cette application est déjà disponible sur l’app store US et ne devrait pas tarder à se déployer au niveau international. Au menu des fonctions proposées, on trouvera le choix du format d’impression, de la qualité du papier et la possibilité d’imprimer jusqu’à 20 copies à la suite. Malheureusement, et c’est le commentaire négatif majeur, il n’y a que 3 imprimantes Canon qui sont compatibles.
Ce qui est déjà pas mal comparé à Polaroid qui n’a toujours pas été foutu de faire de même avec la PoGo (vive le jailbreak !)
EDIT : J’ai pris la photo ci-dessus avec le Fujifilm Finepix F11 de JLB, un tout petit compact pas tout jeune qui n’a rien à envier aux compacts actuels. On a même la possibilité de passer en mode priorité ouverture ce qui se raréfie, ses derniers temps, sur les petits compacts.