Un long moment de silence lié à une belle surcharge de travail, des préoccupations familiales, 15 jours de rhino-laryngo-sinusite et 2 vagues successives de piratage de mes serveurs (ça semble être une mode du moment) qui m’ont pas mal bouffé de mon maigre temps libre. Mais me voilà de retour et dès que j’ai fini cette rédaction, je m’occupe des commentaires en stand-by.
</hors sujet>
Aujourd’hui, parlons musique. Ce ne sont pas forcément des nouveautés, mais j’aurais amèrement regretté de passer à côté !
Baroness
Le groupe Baroness a signé un superbe double album cette année, intitulé Yellow & Green. Il fait suite à Blue Record (2009), Red Album (2007), Third (EP, 2007), Second (EP, 2005) et First (EP, 2004). On remarquera l’imagination qui émane des noms des galettes du groupes… j’ai hâte qu’on passe aux lettres de l’alphabet).
Superbe tant au niveau du son qu’au niveau des visuels, signés John Dyer Baizley, guitariste, chanteur du groupe et illustrateur pour d’autres groupes (dont Kylesa) et labels. Je n’ai pas eu l’occasion d’aller faire un tour du côté des anciens albums, je me fais donc une idée uniquement sur ce dernier : juste équilibre d’énergie et de mélodie, un son parfaitement mûr et maîtrisé qui prouve bien que le groupe à de la bouteille. Né en 2003 et composé des membres de Johnny Welfare and the Paychecks, Baroness s’est vu récompensé avec le titre de meilleur album de l’année (magazine Revolver) pour Red en 2007. Malgré des changements assez importants parmi ses membres, 2 guitaristes et un bassiste, ce groupe de sudistes (Géorgie, puis Virginie) propose, avec Yellow & Green, un ensemble cohérent, une promenade à travers le savoir faire du groupe qui s’amorce sur une intro (Yellow Theme) délicieusement mélodique suivie immédiatement d’un Take My Bones Away qui écrase tout sur son passage. Rien que pour ces 6’44 », le détour vaut le coup !
Un indispensable de l’année 2012 !
Stonewall Noise Orchestra
S.N.O. ou Stonewall Noise Orchestra, est un groupe… suédois qui, en terme de scène internationale, se contente de la Belgique et de l’Allemagne. Je dois avouer que je me souviens même plus comment je suis tombé sur ce groupe. Mais depuis que c’est arrivé, leur album Sweet Mississippi Deal ne me quitte plus. Déjà 2 ans que cet album est sorti et je regrette déjà que mes oreilles aient perdu autant de temps avant d’apprécier les riffs bluesy, gras et métalleux que délivrent les 5 suédois poilus.
S.N.O. a déjà 3 albums (2005, 2008 et 2010) à son actif et ne demande qu’à s’installer sur les scènes de festivals internationaux pour être apprécié à sa juste valeur.
Incontournable pour imaginer ce que donne un Fjord à la sauce Bayou.
On reparlera de Stonewall Noise Orchestra pour un article « guitar rig ».
Red Fang
Je vais terminer avec Red Fang dont j’ai fait la découverte il y a quelques jours à peine suite à une conversation de forum concernant « la telecaster et le gros son ».
C’est donc à cette occasion que je tombe alors sur la vidéo de Prehistoric Dog, premier titre de l’album Red Fang (2009), première galette du groupe. Titre et clip délirant à base bières, de son lourd comme la fonte, de barbes et de nerds déguisés en chevaliers. Un vrai bonheur qui me rappelle, dans un autre ordre d’idée, Weezer (dont je suis assez fan, comme vous le savez peut-être), de par les références fréquentes à l’universs culturel geek.
A Portland, il y a donc des baristas (hipsters qui travaillent), des musiciens (des hipsters qui font quelque chose), des fixies (moyen de locomotion de hipster), des babacools à la retraite (parents de hipters), des hipsters (hipsters qui ne font rien si ce n’est parler pour ne rien dire et aller aux festivals de musique de Pitchfork) et… Red Fang (hipster qui se sont trompés à l’intersection et sont partis direct se paumer chez les rednecks). Le groupe est né en 2005, produit 2 EPs et les compile en un LP titré Red Fang en 2009. Leur deuxième album, Murder the Mountains sort en 2011 et c’est là que tout commence avec de grosses tournées au côté de Crowbar et Kylesa, puis Mastodon. Ils sont d’ailleurs passé par Paris le mois dernier. Red Fang est un vrai groupe de live, de musique simple, brute et efficace. De l’énergie et une ambiance qui détonne avec les productions léchées mais qui fait vraiment du bien par où ça passe. Les 2 albums sont à faire tourner sans relâche !
Ces 3 groupes sont affublés des étiquettes Sludge métal et Stoner Rock… à vous de voir comment les ranger dans votre discothèque.
Pour vous faire une idée, je vous invite à vous rendre sur les sites de Baroness, S.N.O. et Red Fang.
C’est la rentrée et comme à chaque rentrée, il faut des bonnes résolutions.
Mettre à jour plus régulièrement mon blog, faire plus régulièrement de la musique, lire davantage, perdre moins de temps à regarder de la trash TV en prétendant que ça fait partie de la culture générale, arrêter de fumer.
Pour ce dernier point, je vais passer par la case consultation tabacologique de l’Hôpital Européen Georges Pompidou. Je vous raconterai.
En profitant du calme d’une sieste de ma cadette, je me colle à la gratte pour dérouiller mes doigts sur quelques classiques. Comblé par cette petite séance, je dépoussière, le soir-même, quelques liens vers des sites de gratteux.
Et c’est une bonne surprise qui m’attend en ouvrant guitargeek.com.
Pour vous la faire courte, ce site, très intéressant qui répertorie les configurations matérielles des plus grands guitaristes était très bien tenu et illustré par Adam Cooper, mais souffrait d’une interface plus démodée que Mathusalem. Jugez simplement.
La nouvelle interface, capture en ouverture de cet article, est claire et propre. Les illustrations sont grandes. Un forum et les commentaires apportent la touche user generated content qu’il faut et qui permet d’oublier que le seul point sombre du site est le contenu encore un peu léger en quantité et les mises à jour encore un peu sporadiques.
N’hésitez pas à y faire un tour si le sujet vous parle. Ce site est une vraie mine d’or d’autant que la version précédente du site et son contenu sont encore disponible dans les archives.
PS : Pour celles et ceux qui ne comprendraient pas pourquoi le terme geek peut être associé à guitare, je vous invite à réviser la vraie définition du terme geek.
Rob Zombie a un problème.
Il peut être difficile de contenter ses fans lorsqu’on est multi-carte (ou casquette), que l’on est en train de réaliser un film (Lords of Salem), que l’on doit gérer sa communauté sur plusieurs réseaux sociaux et qu’on l’on doit assurer des tournées pour payer le bifteck.
Que faire ? Ne pas sortir d’album pendant un certain temps et revenir en prétextant quelques introspections ? Non, ce n’est pas le genre de l’hyper actif Rob qui préfère, après le best of Icon sorti en 2010, nous proposer un album de Remixes.
La contre plongée de l’arrière train de Sherry Moon Zombie sur la pochette de ce Mondo Sex Head ne surprendra personne (Rob bosse toujours en « famille »). Alors que l’écoute de cet album énervera profondément les fans du métal industriel gras et lourd typique de Zombie : allergiques aux rythmes de house techno classiques des remixes Metal bas de gamme ? Passez votre chemin, vous allez saigner des oreilles !
Car il s’agit bien de ça. Un album de remises faciles sans réel intérêt. Dans l’exercice de style, je préfère le boulot de Fear Factory (Remanufacture, par exemple) ou celui de Linkin Park (Reanimation ou Collision Course). On ne pourra même pas saluer une quelconque prise de risque en ce qui concerne la playlist car on retrouve les classiques de Rob post White Zombie.
Dis, Rob, entre hommes, après le caca commercial de Halloween 2 au cinéma et cette galette techno pour amateurs de tuning de mobylettes, ton prochain film a intérêt à sévèrement assurer. Sinon… je tourne les talons ! Parce que ma patience à ses limites.
Ok, ça n’engage que moi, ce choix est totalement subjectif et assumé. S’il ne devait y a voir que 20 albums dans la catégorie métal de ma discothèque iTunes, ce seraient ceux-là. En tout cas, c’est mon choix de maintenant… il aura peut-être changé dès demain.
Commençons par Metallica avec le Black Album. C’est plutôt un choix par défaut car j’aime de manière égale tous les albums de Metallica… jusqu’au Black Album. Après, c’est une autre histoire.
Vienent ensuite les best of de Pantera, de Korn et de Rob Zombie. Best of ? Parce que trop dur de ne choisir qu’un album pour ces trois groupes et qu’ils ont un Best of, contrairement à Metallica !
Restons dans le périmètre de Pantera pour ajouter un album (le dernier) de Hellyeah (Vinnie Paul inside) et un live de Down (Phil Anselmo inside)… ainsi qu’un très bon Order of the Black de Black Label Society (Zakk Wylde inside, le frère spirituel de Darrell).
Continuons dans les lives pour ajouter à cette playlist le Road to Revolution de Linkin Park (ils assurent en concert) et Völkerball de Rammstein (ils assurent en concert, aussi).
Impossible pour moi de ne pas mettre les « jeunots » de Bullet for my Valentine dont le Fever raisonne encore à mes oreilles !
Jim Root et Corey Taylor vont être contents car ils font le doublé avec All Hope is Gone de Slipknot et Audio Secrecy de Stone Sour (peut-être pas le meilleur, en tout cas, le dernier, et puis il traînait dans le coin).
Bon gros coup de gueule avec Hatebreed et Sick of It All (impeccable pour gérer les situations de stress).
Les amours éternelles avec le premier album de Machine Head, Chaos A.D. de Sepultura, Draconian Times de Paradise Lost et Demanufacture de Fear Factory.
Terminons en étant chauvin : Cross the Threshold de Loudblast et The Way of all Flesh de Gojira… le nord ne dira pas qu’on la oublié !
Quand on s’ennuie (supposition n’est pas affirmation), qu’on a du talent (à chacun d’en juger), qu’on aime la musique (un son est musique) et qu’on s’appelle Quinton Sung (aucun rapport, je suis fils unique), on prend 2 albums de Radiohead, OK Computer et Kid A, et on les recompose en 8bits.
Déjà, Radiohead est assez synonyme d’aliénation mentale alors en 8bits, le résultat en devient hypnotique. Comme un Retour vers le Futur sous substance, une drogue dédiée à la transe ultime geek.
Les albums complets se streament directement sur YouTube (OK Computer – Kid A) et ça se télécharge légalement sur Mediafire (OK Computer – Kid A).
J’ai téléchargé et écouté, ça m’a fait ma journée. (traduction littérale de it made my day)
Vendredi soir, lorsque j’ai appris la mort de Adam Yauch aka. MCA des Beastie Boys, j’étais parti pour écrire un long article pour exprimer tout mon respect que j’ai pour lui, pour raconter comment, en 1988, lorsque je n’avais que 12 ans, je me suis pris une claque monumentale en écoutant Licensed to Ill. J’étais parti pour une tirade bien longue, aussi longue que 24 ans (sur 36, ça le fait) d’influence non seulement en terme de musique, mais aussi en terme de tout le reste : esthétique, art… culture, quoi.
Un de ces articles pas si facile à écrire que ça, surtout en l’absence d’un peu de temps au calme.
Et puis ce mardi 8 mai, c’est la mort de Maurice Sendak que j’apprends. Encore un pilier de ma culture « vivante » qui trépasse. Parce que Max et les Maximontres (Where thé Wild Things Are), ça compte quand même ! (amusez vous à taper Where thé Wild Things Are dans le moteur de recherche de blog, vous comprendrez).
Bon, il est vrai que le second avait 84 ans. Tout comme Jim Marshall, décédé le 5 avril dernier à 88 ans, on pouvait commencer à se préparer. Adam, quant à lui, a mis 3 ans pour céder à son cancer des glandes salivaires, à 44 ans.
En tout, cas, ça commence à me gonfler cette logique irrémédiable de la vie qui veut qu’on meure. C’est con, mais c’est mon sentiment aujourd’hui. Jobs, Marshall, Yauch, Sendak… La loi des séries ? Je l’emmerde. Même si ça sert à rien. Je l’ai déjà copieusement emmerdée lorsque mon oncle a suivi mon grand père dans l’au-delà dans un intervalle ridiculement court. Pourtant, ça n’a rien changé et ça ne changera jamais rien.
Brooklyn, terre natale de Adam Yauch et Maurice Sendak est en deuil, elle a perdu 2 de ses génies.
P.S.: Si j’ai le courage, j’écrirai quand même ma prose initiale sur les Beastie Boys. Par pur plaisir personnel.
L’attente a été longue. Heureusement ponctuée de petits plaisirs sous la forme de vidéos sur YouTube (Disparate Youth, Big Mouth) et d’un titre à télécharger sur son site (Big Mouth).
Cette attente prendra fin le 30 avril, jour de la sortie de Master of My Make-Believe, nouvel album de Santigold.
J’aime beaucoup Santigold. Tout autant que M.I.A.. Et j’attendais ce nouvel album avec impatience, me contentant de réécouter son premier LP éponyme, ses participations aux titres de N.A.S.A. ou encore Top Ranking Santogold – A Diplo Dub, voire son featuring sur le dernier album de Amadou et Mariam.
Me voici en possession de cette nouvelle galette : 11 titres de bonheur. 14 pour ceux qui achèteront la version à 11,90€ disponible en pré-commande sur iTunes.
Je vais l’écouter ce soir, dans le calme nocturne de l’appartement.
J’en salive des oreilles !
Alors que je mange du code en quantité durant ce lundi matin pluvieux, petite heure vintage disco kitch avec une vraie pépite : Jacksons Victory.
Je me revois allongé sur mon lit, en cet été 1985, lisant des BD, alors que Michael ne fait déjà plus partie du groupe familial. J’écoute cet album en boucle, appréciant les titres phares que sont Torture, State of Shock (avec Mick Jagger), Body et une préférence personnelle pour Wait. Victory sent la fin du groupe d’où un album très hétéroclite avec des morceaux très différents les uns des autres.
Mais peu importe, voilà qui égaie ce printemps tout moche et rappelle les années où tout n’était que paillettes, vêtements zébrés et moustaches.
Et pour celles et ceux que la Nostalgie fait royalement chi**, jetez-vous sur Feel The Love (feat. John Newman) de Rudimental qui devrait faire un bon carton dès que le soleil 2012 sera de sortie. Très bon clip à voir ci-dessous.
Le site officiel de Rivers Cuomo, guitariste et chanteur du groupe Weezer, est en ligne.
Je suis allé jeter un coup d’oeil sur la page il y a quelques jours, à l’occasion d’une petite recherche, et j’avais été très déçu par l’annonce de site en travaux sur laquelle j’étais tombé. « Goddam « comming soon » ! » que je me suis dit alors.
Rangé ensuite dans la case « les choses dont il ne faut pas se souvenir« , je suis rappelé à l’ordre par un tweet de Rivers (on peut se tutoyer, non ?) annonçant la mise en ligne du site officiel de Rivers Cuomo.
Un clic et je ne suis pas déçu. Ca sent bon le blog monté à la main par le rédacteur (à mort le blog autobiographique composé et rédigé par agence). Le contenu correspond bien à l’image que je me suis faite de l’artiste : tout en retenue, minimalisme et multi sujets plus surprenants les uns que les autres.
Un vrai blog de geek non matérialiste. J’adore.
Après tant d’hésitations, il fallait bien que je me lance.
Il y a quelques mois, je me suis décidé à donner une nouvelle vie à ma vieille copie de Les Paul qui prenait la poussière pas loin de la cheminée (quand elle ne servait pas de souffre douleur pour la plus jeune de mes 2 filles).
Voici la narration de cette aventure, telle que je l’ai originellement postée sur le forum de guitariste.com