Le « Previously on AMC’s The Killing » me change de « Previously on AMC’s The Walking Dead ».
Regardée sur le tard, puisque la 3ème saison va bientôt être diffusée, c’est avec un grand plaisir que je me suis plongé, lors de mes insomnies, dans la série The Killing, produite par AMC.
J’avais jeté un coup d’oeil sur le pilote au moment de sa « sortie » mais la quantité astronomique de pluie à l’écran avait dû me rebuter à l’époque. Parce que pour pleuvoir, je peux vous dire qu’il pleut dans cette série.
Se déroulant à Seattle, l’intrigue démarre sur une enquête policière autour du cadavre du jeune fille pour se transformer en complot politique. Les décors et le synopsis rappellent un peu Twin Peaks sans la dimension mysthico-déjantée propre à Lynch. Non, ici, l’histoire est danois, une série intitulée Forbrydelsen diffusée DR1. La version américaine est, quant à elle, développée par Veena Sud.
Le fait que ce soit une série danoise a son importance car si vous n’aimez pas ce style, que je trouve très proche des romans du suédois Henning Mankell, passez votre chemin. C’est particulier : assez sombre, visqueux, lourd, oppressant. On est plongé dans un environnement dur, voire hostile, où les personnages sont des dégradés de gris, loin du tout blanc ou tout noir. On se souviendra également du thriller Seven en se laissant embarqué, épisode par épisode tout au long des 2 premières saisons qui, de rebondissement en rebondissement, évite l’essoufflement.
Résultat, accroc, je me demande comment vais-je avoir la patience d’attendre les épisodes de la 3ème saison.
A noter que The Killing a été diffusée sur Paris Première en France.
Vous souvenez-vous ? Je vous avez évoqué le parallèle entre la série Fringe de J.J. Abrams et une société développant des robots (Boston Dynamics vs. Massive Dynamic).
Cette fois-ci, c’est la lecture d’un article du journal Le Monde (Sandy dans l’oeil de Big Brother) évoquant le système de vidéo surveillance installé à New York, visant à anticiper les crimes, qui n’est pas sans me rappeler le concept de la série Person of Interest, toujours signée par J.J. Abrams : un système de surveillance surpuissant qui permet d’éviter les actes terroristes et les assassinats.
Alors sachez-le :
« You are being watched. The government has a secret system: a machine that spies on you every hour of every day. I know because I built it. I designed the machine to detect acts of terror, but it sees everything. Violent crimes involving ordinary people, people like you. Crimes the government considered irrelevant. They wouldn’t act, so I decided I would. But I needed a partner, someone with the skills to intervene. Hunted by the authorities, we work in secret. You’ll never find us, but victim or perpetrator, if your number’s up… we’ll find you ».
Y a de quoi réfléchir sérieusement ou devenir complètement parano !
Vivre 31 jours et nuits en comptant uniquement sur le site d’annonces Craigslist, c’est l’exploit qu’a réalisé Joseph Garner. Le tout mis en boite sous la forme d’un documentaire produit par Zach Galifianakis avec le titre Craigslist Joe.
Bien loin des problématiques des trous du c** de Pékin Express et, surtout, le comportement de beauf colonial en moins, Garner nous dévoilera son voyage périlleux à partir du 2 août sur grand écran.
Le trailer est alléchant.
Polisse est un bon film. Un de ces films bien bruts comme le cinéma français sait en délivrer régulièrement. Signé Maïwenn, on a droit à des tranches de vies de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs), sans détour, sans maquillage, avec les petites joies, les grandes frustrations, les questions de relations rendues si difficiles par un métier de héros ordinaires.
Les acteurs sont très bons. Joey Starr continue son trou sur le grand écran, on y retrouve une Marina Foïs si loin des Robins des Bois, une Karine Viard étonnante, une Sandrine Kiberlain extra-terrestre ou encore un Nicolas Duvauchelle parfait.
Rien d’étonnant que ce film est obtenu le prix du Jury du Festival de Cannes. Même si je ne peux m’empêcher de penser que, même si le sujet (la protection des mineurs) est fort, intense, impressionnant et trop souvent laissé pour compte, Polisse n’est pas unique en son genre, avec des antécédents comme L.627 de Bertrand Tavernier ou encore 36 Quai des Orfèvres de Olivier Marchal, le cinéma français a un vrai savoir-faire propre en matière de bons polars.
La question qui me brûle les lèvres après avoir vu Polisse, c’est : Si Maïwenn a fait du bon boulot en terme de réal’, je ne comprends pas son rôle dans le film, et donc sa présence, que je trouve sur réaliste, improbable, tant le personnage que le jeu d’acteur. Je ne comprends pas. Au point que je trouve que ça dessert le film.
Je fais partie de ceux qui pensent que J.J. Abrams ne fait rien par hasard. Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre sur les pages IMDB de Lost ou de Fringe et de constater la longue liste des « Trivia« .
Ainsi, je ne peux m’empêcher de faire une corrélation entre Dharma Initiative, organisation mystérieuse présente dans Lost et la très célèbre DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), même si le réflex est de penser au terme Dharma qui désigne l’ensemble des normes et lois, sociales, politiques, familiales, personnelles, ou naturelles (Wikipedia).
Vous pouvez dès lors imaginer qu’en lisant l’information ce matin, l’idée m’est tout de suite venue en tête !
L’information en question est le record de vitesse établi par un robot sur pattes a été battu par une mécanique à l’allure de panthère signée… Boston Dynamics (information à lire sur Wired).
Alors ? Boston, ville célèbre berceau de Harvard University et du MIT, point central de la série Fringe avec le labo du docteur Walter Bishop. Fringe dont l’intrigue tourne invariablement autours d’une société extrêmement puissante qui donne dans la recherche militaire, chimique, médicale, biologique et robotique. Une société qui s’appelle Massive Dynamic. D’ailleurs, pour la petite histoire, Massive Dynamic s’appelait originellement Massive Dynamics, avec un « s ».
Boston + Massive Dynamic(s)… On retrouve une proximité troublante avec Boston Dynamics qui donne dans la robotique, les projets militaires et les records de vitesse.
Difficile qu’il s’agisse d’une coïncidence et non d’un calcul signé du geek des références, J.J. Abrams !
En tout cas, moi, je n’en démords pas ! (Faudrait que je lui pose la question sur Quora #jemelapète)
J.J. Abrams est un personnage comme les Etats-Unis les aime. A ceci près que Jeffrey Jacob est quand même né dans un berceau fait de télévisuel avec un père producteur de télévision et une mère productrice déléguée. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour remporter le succès (cf. les enfants d’Aaron Spelling). Il en aura fallu des épreuves et des galères pour que le désormais délégué de l’univers geek dans l’industrie du cinéma puisse atteindre les plus hautes marches et, surtout, être reconnu.
J.J. Abrams en a essuyé quelques uns des revers au cinéma : MI:3, Star Trek… jusqu’à Super 8 que j’ai beaucoup aimé, mais suis-je le seul ? C’est à la télévision que manifestement Abrams a fait son trou au point qu’après Felicity et Alias qui lui ont permis de décoller, c’est surtout Lost qui lui permet de marquer ses lettres au fer à souder sur les cartes mères de nos téléviseurs.
Aujourd’hui, J.J. Abrams doit être fier : Fringe en est à sa 4ème saison (résurrection réussie pour Joshua Jackson de Dawson Creek), Person of Interest continue son petit bonhomme de chemin (Michael Emerson est de retour après Lost dans un rôle qui lui va à ravir) et Alcatraz a débuté il y a 2 semaines (Jorge Garcia, icône geek de Lost est trop en retrait à mon goût).
Et, je dois avouer, je viens de m’enchaîner un épisode de chacune de ces 3 séries à la suite, sans éprouver la moindre lassitude. Je vous conseille donc de jeter un oeil sur ces séries pour combler cette seconde demi-saison télévisuelle.
J’en ai subi de la pression concernant ce film, Drive, avec » le tu-comprends-y-a » Ryan Gosling. Pression effectuée par quelques unes (et un) de mes ancien(ne)s collègues. Drive était le film à voir.
Ce que j’ai fait dans la soirée d’hier. Et j’ai été plutôt séduit.
Pour résumer, voilà un bon film mêlant malfrats, grosses cylindrées et relations amoureuses naissantes de manière improbable entre un héros ténébreux et demoiselle qui porte le malheur sur les épaules mais n’en subissent pas les affres physiquement.
Un bon film ? Oui, car Drive réussit là où la série des Fast & Furious ou encore des Transporteurs ne nous donnent que de grossiers navets. Il y a dans Drive une forme d’élégance, de bon goût, qui réside dans les personnages, dans les images, le traitement des situations, les silences, la bande son et, même, le choix des voitures.
Si le scenario de casse pas trois pattes à un canard, ce film est un bon moment de surréalisme populaire. A voir.
Scott Vener est bien plus qu’un DJ. Il est le génial superviseur de la musique chez HBO. HBO, la chaine TV « légendaire » qui produit des hits en série (Bored to Death, Game of Thrones, Rome……..).
On doit a Scott Vener les bandes son de Entourage et How to Make it in America, et rien que pour ça, il est aux B.O. ce que Jonathan Ive est au design. Et même s’il a également travaillé sur la nouvelle mouture de 90210, je ne vous en parlerai pas parce que je n’ai pas vu cette série. Par contre, je dois avouer ma totale adhésion, épisode après épisode, à la bande son de HTMIIA. L’ambiance de la série y doit beaucoup et la présence à l’écran de Kid Cudi, n’est certainement pas une coïncidence.
Bonne série, bon son, Scott Vener dévoile comment il choisit la musique dans une interview signée du site complex.com. A lire !
Cet article vous est proposé par Geoffrey Dézède, fondateur et rédacteur en chef de l’excellent blog Desperate Zombie
The Amazing World of Gumball (par convenance, on l’appelle tout simplement Gumball) est une série animée consituée de 36 épisodes de 11 minutes qui va sortir en septembre sur la chaine Cartoon Network (et produite par sa branche Européenne).
Son pitch est très simple : les aventures d’un garçon de 12 ans, de sa famille et de ses amis dans la ville d’Elmore.
Mais il faut clairement se méfier de ce pitch à l’allure très simple car il y a pas mal de trucs qui s’y incrustent en faisant un peu de forcing.
L’aspect le plus important de Gumball est son visuel très très particulier. En effet, il mélange à la fois des personnages, en 2D, en 3D, animés d’une manière classique et d’autres qui donnent l’impression de se mouvoir comme dans les oeuvres de Jim Henson ou en stop motion. Ce petit monde est disposé devant des décors photoréalistes (qui sont en fait de bluffants collages de diverses photos).
Ce patchwork influence indéniablement le fond de Gumball. En effet, cette série d’animation est un véritable mashup de divers médias et d’époques. Son créateur, Ben Bocquelet, parle de ces fameux films de diverstissement Américains des 80’s (Les Gremlins, Les Goonies, etc…) comme des influences importantes. Pourtant, on pense souvent aussi aux jeux vidéo (certains sons, du gros pixel), l’animation Japonaise (les mimiques de certains personnages), les Toons (le format court, des personnages hystériques et immortels, l’humour), etc… En regardant l’intégralité des 36 épisodes, qui constituent la première saison de Gumball, on pourra sans doute sortir une bien longue liste d’influences et de clins d’oeil.
Mais d’où vient cette idée saugrenue de mélanger ces éléments normalement incompatibles et qui constituent finalement un tout homogène (grâce à un gros travail évidemment) à l’hétérogénéité (?!) pleine de fraicheur ?
En fait, Ben a créé pas mal de personnages au style différent pour divers projets de spots publicitaires (il a d’abord travaillé chez Studio Aka, spécialisé dans les animés publicitaires). Ils n’ont pas tous été utlisés, il a alors pensé à les mélanger dans un seul et même projet.
Il avoue aussi avoir été influencé par les clips de Gorillaz, par le travail de Windsor McCay (Little Nemo évidemment) et bien sûr par Qui veut la peau de Roger Rabbit.
Une telle entreprise, demande indubitablement pas mal de travail. Ben est entouré de jusqu’à 100 personnes, divers studios (Boulder Media, Studio Soi), et d’une team consituée de Mic Graves (réalisation), Richard Overall (montage), Ben Locket (la musique), Aurélie Charbonnier (storyboard), etc…
La série aura été pondue en 2 ans, et chaque épisode demande 9 mois de travail.
Gumball a été présentée à Comic’ Con 2011. À cette occasion, on a pu voir le pilote constitué de deux épisodes. Mes premières (très bonnes) impressions se sont confirmées. Gumball est comme une sorte de grosse boule de chewing gum débordant de couleurs et de saveurs mais qui surprend très agréablement.
On y découvre Gumball, un petit chat bleu, entouré d’une mère à qui il ressemble beaucoup, un grand papa lapin complètement gaga et à côté de la plaque, une petit soeur lapine aussi choupinette qu’intelligente et un poisson rouge nommé Darwin (!!!). Ce dernier est devenu son meilleur ami et son frère adoptif lorsque des jambes sont apparues (on risque d’ailleurs de nous l’expliquer un jour). Il y a évidemment tout un tas d’autres personnages à l’allure et au style extrêmement variés.
On peut rapprocher Gumball à la plupart des films de Pixar. En effet, la création de Ben est un véritable tour de force visuel au service de la narration. Et le fait que Gumball soit une sorte de slapstick absurde, acidulé et sucré va de suite plaire aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Ces derniers vont en plus retrouver pas mal de références actuelles et de leur enfance, ainsi que certains thèmes (voir la fin du 1er épisode et sa sympathique petite pique envers les personnes qui accusent internet de tous les maux).
Le pilote qu’on a pu découvrir à Comic’ Con, de par son fond et sa forme, était très divertissant, réjouissant, voire même hilarant.
Cette série débarque donc en septembre sur Cartoon Network, et elle devrait avoir droit à une application pour smartphones (et pourquoi pas à une version vidéoludique). Le site officiel américain contient pas mal de bonus (dont des mini jeux flash). On peut imaginer pas mal de goodies, dont des artoys. Je suis d’ores et déjà preneur.
Pour se donner une idée de The Amazing World of Gumball, il faut regarder la bande annonce ci-dessous, et jeter un oeil sur le site de teasing Français. Une fois que c’est fait, on a forcément envie de regarder le pilote qui peut être téléchargé via ce lien et iTunes.
Petite précisition : cette série a déjà récolté un prix à Annecy 2011. Ça semble bien mérité.
Je préfère éviter les longues tirages sur la quantité de travail ou encore ma cadette qui soudainement décide d’être adepte des insomnies… ça n’intéresse pas grand monde, voire pire, ça peut rappeler de mauvais souvenirs.
Alors, un article, histoire de ne pas trop laisser mon blog à l’abandon, pour vous parler des séries qui vont meubler les moments de « déconnexion du cerveau » cet été.
Falling Skies, réalisé par Steven Spielberg, avec, pour rôle principal, Noah Wylde (docteur Carter dans E.R., je suis fan). Pile entre Walking Dead et Battle Los Angeles, cette série nous entraîne dans la lutte pour la survie et la construction de la résistance humaine face à l’envahisseur alien. Si on pourra lui reprocher d’être un peu trop aseptisée en terme de psychologie des personnages, on retrouve bien ces ambiances de société de fin du monde comme on a pu les suivre dans Jericho ou Walking Dead. 5 épisodes déjà diffusés sur TNT et j’attends avec impatience la suite.
Alphas, nous propose de découvrir une cellule policière spéciale car composée de membres avec des super pouvoirs. Recette somme toute très classique, mais certains personnages peuvent s’avérer très intéressants. Le double épisode traditionnel de démarrage a été diffusé sur Syfy, me donnant envie de suivre ce que ça va donner. Si l’ensemble est agréable, il faudra, malgré tout, un « truc en plus » pour assurer la fidélité de l’audience. Sinon, la fin de la première saison en sonnera le glas.
Warehouse 13 n’est pas une nouveauté, mais elle fait partie des séries que j’ai laissée de côté (on peut pas tout voir non plus). Déjà 3 saisons pour cette série de l’écurie Syfy. Je ne peux encore vous donner mes sentiments, car si le « pitch » flico surnaturel n’a rien de transcendant, il laisse la place au meilleur (Fringe) comme au pire (Sanctuary).
On complétera (si le temps estival continue à être aussi dégueu) avec The Killing et Haven qui ont pour point commun des enquêtes policières dans de petits villages de bord de mer avec grisaille indélébile.