Test du Canon PowerShot G10

Filed under photos, tests

canon-powershot-g10-1.jpg

Il aura fallu être patient, mais le voici finalement. Tant attendu par l’ensemble du web, le test du Canon PowerShot G10.

Avec ses 350 grammes et ses 10,91 cm de large sur 7,77 cm de haut pour 4,59 cm de profondeur, le G10 en impose direct et se démarque des autres compacts. De tous les autres. Au premier contact avec le boîtier, ce sentiment de différence perdure : c’est du solide, à la mode ancienne, comparable à mon reflex argentique AE-1. Loin des canons de beauté des compacts actuels, le G10 est nettement plus encombrant mais s’avère plus pratique pour un usage photographique de précision. Et puisqu’on parle de son usage, la différence se confirme par rapport aux autres compacts experts : le dos du G10 est grêlé de de boutons et autre molette. J’y reviendrai un peu plus tard. Vous le comprendrez, le G10 rappelle la solidité des appareils des années 80, avant que la course à la miniaturisation ne prenne le dessus sur l’ergonomie. Un petit goût de RDA flotte sur ce boîtier qui respire le baroud et la solidité. Son viseur intégré augmente encore cet effet, tout comme les molettes et la griffe de flash présentent sur le dessus.

La prise en main de l’appareil est très bonne, surtout pour un utilisateur de reflex. Le Canon PowerShot G10 est certainement le compact le plus proche d’un reflex. Le renflement sur le côté droit rappelle les petits reflex d’entrée de gamme procurant un grand confort. Le confort de la main droite est d’ailleurs très indispensable car tous les réglages importants se trouvent directement sous les doigts sans avoir à faire appel à quelconques menus. Un point de plus en ce qui concerne la similarité avec un reflex. On y trouve même une molette extrêmement pratique, qu’on ne voit d’habitude sur les reflex de la marque qu’à partir de la série EOS x0D. Même si je dois avouer quelques difficultés avec l’ergonomie des compacts Canon (j’ai un ixus), le choix de ces réglages directs me facilite réellement le travail.

canon-powershot-g10-2.jpg

Sur le dessus de l’appareil, outre la griffe de flash, on trouve le bouton de mise sous tension, qui a un peu tendance à s’activer involontairement, la commande au niveau du zoom au niveau du déclencheur, une molette à double niveau permettant le choix des ISO et le choix des programmes et une molette de contrôle du bracketing. J’ai trouvé que le choix de rendre direct l’accès au contrôle des ISOs était très judicieux car il permet de s’adapter aux conditions parfois très changeantes de luminosité. Par exemple, vous visitez un petit village en Provence et passez votre temps à aller des rues ensoleillées aux intérieurs sombres des petites maisons. Là, switcher rapidement les ISOs peut s’avérer très pratique si, comme moi, vous ne faites pas confiance à la sélection automatique. Je suis également un adepte absolu du bracketing que j’utilise quasiment systématiquement.
Au dos, on trouve la molette sans fin qui sert à de nombreux réglages et remplace avantageusement quelconques croix et autres joysticks traditionnellement présents sur les compacts. Egalement, un bouton de mémorisation d’exposition, encore un héritage des reflex, le sélecteur d’AF, de mode de mesure, le mode manuel, l’activation du flash, le mode macro, le mode de prise de vue, le bouton central de valdation, le mode d’affichage et le bouton menu. C’est via ce dernier qu’on retrouvera toutes les réglages non accessibles directement.
Si vous êtes un utilisateur de reflex Canon et que vous cherchez un compact en complément, l’ergonomie du G10 devrait vous donner entière satisfaction. Un vrai bonheur, je vous dis qui vous permettra d’éviter de tout “ré-apprendre” une fois de plus. Bonheur qui sera encore amplifié par le superbe écran de 3″ avec 461000 points, une merveille que l’on trouve également sur le EOS 50D.

canon-powershot-g10-3.jpg

Du côté face, le G10 propose un objectif 5x avec une ouverture de f:2,8-4,5 en 6,1 à 30,5mm, soit un 28-140 mm en 24×36. Un bon objectif polyvalent ni trop puissant, ce qui détériore la qualité de l’image, ni trop obscur. Bien sûr, ce n’est pas équivalent à de bons objectifs reflex, mais il tient le haut du pavé dans la catégorie compact. Pour tout dire, j’apprécie beaucoup le mode macro intégré des compacts. Celui du G10 permet une mise au point minimum de 1cm. Je ne parlerai pas du zoom numérique car je déteste ça.

La qualité des images en 14 Mpix est très bonne et je me suis senti très à l’aise dès les premières secondes d’utilisation. Canon a réalisé un véritable appareil photo compact avec ce G10. Empruntant tout ce qui était possible au monde des reflex : sensibilités élevées (3200 ISO), vitesses également élevées (1/4000 sec.), le processeur Digic 4, l’écran de contrôle de 3″ et l’enregistrement en format Raw.
Le seul point noir vient du viseur qui tient plus du trou de serrure que d’autre chose. Mais, bon, je ne pense pas que ce point soit rédhibitoire. Il facilite tout de même la prise de vue en situation d’extrême luminosité.

Je note simplement un format d’image un peu étrange pour Canon : le 4×3 qu’utilise également Olympus, si je ne m’abuse. Je n’ai ni parlé du flash, ni de la vidéo, car ils ne présentent, à mon avis, aucun intérêt sur ce type d’appareil. Par contre, la fonction PictBridge est un atout pour l’usage de la Polaroid PoGo :-)

Pour conclure, le Canon PowerShot G10 est beaucoup plus qu’un compact classique. Il mérite très franchement le titre de compact expert et ravira définitivement tout photographe qui cherche un compact complémentaire à un bon boîtier reflex. Le prix à payer ne sera pas tant monétaire, car il n’est pas plus cher que ses équivalents (Lumix DMC-LX3, Nikon P6000, Ricoh GH…), mais plutôt en terme d’encombrement : n’espérez pas le ranger nonchalamment dans une poche !

Plus de photos sur mon Flickr, set “Canon PowerShot G10”.

Lire le test du Panasonic Lumix DMC-LX3.

Related posts:

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

*
*

Spam protection by WP Captcha-Free


 

 

Subscribe without commenting