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Slipknot - All Hope is Gone

Il y a des tas de sujets sur lesquels j’aimerais pondre un petit texte de temps en temps, mais je suis souvent freiné par le manque d’assurance et/ou le manque de connaissance sur le sujet en question.
Grosso modo, si je ne suis pas totalement sûr de ce dont je vais “parler”, je m’autocensure. Ce qui parfois n’est même pas suffisant eu égard à certaines erreurs que j’ai pu raconter ici (merci aux commentateurs qui généralement rectifient la vérité dans la bonne humeur).
Voilà qu’en lisant un article dans le quotidien gratuit, je me dis que certains pigistes devraient s’appliquer les mêmes règles drastiques ce qui éviterait qu’un sujet tout à fait honorable ne se transforme en un texte à la limite du ridicule.

Le groupe américain (Slipknot, donc), [...], a longtemps traîné une image de Barnum metal pas très sérieux, chacun de ses neuf membres portant masque et uniforme au cours de shows pour le moins chaotiques. A tort
Tellement à tort que la volonté de se produire masqué, durant les concerts, mais également interviews, vidéos et photos, a été justifié par la volonté de focaliser l’attention sur la musique et non sur les personnalités des différents membres. Bien sûr, on veut envisager le coup marketing, mais là, c’est un peu du déjà-vu… ce n’est pas le premier groupe à vouloir être “incognito” (Daft Punk, ça vous dit quelque chose ?)… “au cours de show pour le moins chaotiques”… là, c’est sûr qu’on est loin des chorégraphie de Madonna, mais c’est un peu le type de musique qui veut ça, non ? Slipknot ne brillera pas pour son originalité en terme de chaos sur scène, c’est le même bordel pour tous les autres !
Mais la botte secrète de Slipknot, c’est son surprenant chanteur Corey Taylor.
C’est aussi, Joey Jordisson, batteur irréel, c’est aussi son DJ, ces 2 percussionnistes… en gros, c’est une formation de 9 membres aussi talentueux qu’éclectiques, ce qui assez rare pour les groupes de très énervés.
Elevé (Corey Taylor) dans une caravane par une mère célibataire sans le sou, ce solide gaillard tatoué de la tête aux pieds a popularisé un style vocal alternant couplets brutaux et refrains mélodiques, désormais copié par tous les hurleurs du genre.
S’il avait eu un beau-père alcoolique, chômeur et à barbe, et si sa mère avait été strip teaseuse, Rob Zombie en aurait fait un film. Et puis qu’est ce qu’on en a à faire de son enfance ? D’autant qu’il a dû écouter les nombreux albums de Pantera et de Fear Factory, dont les chanteurs respectifs, Phil Anselmo et Burton C. Bell, ont, parmi d’autres, effectivement popularisé ce style vocal alternant brutalité et mélodie savamment maîtrisée. Corey Taylor, avec tout son talent, a su intelligemment copier ce style (doit on parler de copie ?).
Je vous passe les détails à la limite de l’inintéressant sur la pochette de l’album pour arriver à la conclusion de l’article : “Du lourd, mais avec la manière.” Ouch ! Voilà qui résume bien le… vide.

L’article partiellement sus-cité est paru dans Métro du 01/09/08 et est signé par J.V. qui aurait effectivement dû y aller avant d’écrire ces lignes… c’est pas drôle, mais tant pis !

L’album All Hope is Gone de Slipknot, le 4ème du groupe, s’est vendu à 250 000 exemplaires aux US en moins d’une semaine. A titre de mauvaise comparaison, mais ça me fait rire, Carla Bruni en a “réellement” vendu 80 657 en 7 semaines (contre les 160 000 annoncés officiellement).

Sur ce, je vais écouter cet album de Slipknot en espérant vibrer autant qu’à l’écoute de Everything Ends et The Heretic Anthem de l’album Iowa ou de The Nameless sur l’album Vol. 3: The Subliminal Verses… entre autres.

:: musique, web+média+presse ::

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