
L’affiche japonaise du film
Dès Mercredi, le grand public français aura la possibilité de voir Nausicaä de la Vallée du Vent au cinéma.
Ce long métrage d’animation, signé du maître du genre Hayao Miyazaki, date en réalité de 1982 et comme tout bon inconditionnel qui se respecte, il fait partie de ma DVDthèque.

Dans Nausicaä de la Vallée du Vent, le rêve d’Icare se réalise : l’être humain plane dans les airs aussi facilement qu’un oiseau avec toute la charge poéique que cela représente.
Nausicaä est le long métrage de Miyazaki qui aborde l’un de ses sujets de prédilection : l’écologie. L’action prend place sur une terre ravagée où une poignée de survivants a pour épée de Damocles une forêt aux émanations toxique. Nausicaä de la Vallée du Vent est purement et simplement magnifique. Décors superbes, poésie omniprésente, animation époustouflante, le tout pour habiller un scénario qui n’en fini plus d’être d’actualité.
Je considère cet opus comme l’apogée de l’ouvre de Miyazaki. Non qu’il soit le meilleur (comment comparer des films aussi différents que Totoro, Porco Rosso, Princesse Monoke et Nausicaä ?), mais c’est celui qui me parle le plus. L’écologie est sujet d’importance pour moi, et le prétexte à la création du concept de technobiosphere.
Mais revenons à Nausicaä et à son créateur. Même s’il s’agit du dernier long métrage de Miyazaki que le public français va découvrir, c’est loin d’être le dernier à avoir été produit.

Miyazaki aime affubler ses personnages principaux d’un petit animal poilu tout mignon et Nausicaä ne déroge pas à la règle.
Revenons rapidement sur l’ensemble de l’oeuvre de Miyazaki. Le premier manga auquel le maître a participé et que la France connait est Heidi (1969), diffusé à la télévision française dans les années 80. Miyazaki signera son premier long métrage en 79, Le Chateau de Cagliostro (Lupin III), qui n’a, à ma connaissance, pas eu encore la reconnaissance qu’il mérite sur nos terres françaises (je l’ai vu en vidéo au Japon). La qualité d’animation n’est pas encore celle des des productions Ghibli, mais le scénario est des plus sympathiques dans la plus pure tradition d’Arsène Lupin. Les studio Ghibli (fondés par Miyazaki et Takahata pour assurer exclusivement une production de qualité) voient le jour en 1984 à la suite du succés gigantesque de Nausicaä de la Vallée du Vent. Et oui, Nausicaä n’est que le 2ème long métrage de Miyazaki et pourtant déjà un véritable chef-d’oeuvre. Suivront Laputa, le Château dans le Ciel (1986), Mon Voisin Totoro (1988), Porco Rosso (1992 – le premier long métrage de Ghibli, que j’ai vu, et c’était au cinéma), l’extraordinaire Princesse Mononoke (1997), Le Voyage de Chihiro (2001, très justement récompensé d’un Ours d’Or au Festival de Berlin en 2002) et, pour finir, Le Château Ambulant (2003).
J’ai la chance d’avoir tous ces titres et je peux vous dire qu’ils tournent régulièrement dans le lecteur. Miyazaki a su s’imposer comme le symbole du dessin animé de qualité, tant au niveau dessin qu’au niveau scenario. Il suffit de regarder un ciel dans l’un de ces dessins animés pour voir la qualité du dessin. Une pure merveille ! Miyazaki a su intégrer poésie, sujets militants et croyances populaires, à créations toujours renouvelées qui assurent au spectateur un conte inédit, sans craindre le moindre essouflement.
La bande annonce, également disponible, les 6 premières minutes du film, ici.
Vous pourrez découvrir Nausicaä de la Vallée du Vent au cinéma dès mercredi. J’ai décidé d’y accorder une place toute particulière dans la technobiosphere pour la raison qu’il s’agit du manga le plus important à mes yeux. Et comme disait Bateman à propos de Milan Kundera, je dirais que “une infime part de Nausicaä sera peut être, un jour, associée à ma vie….”
Tous visuels sont (c) Nibariki – GH
Achetez Nausicaä de la Vallée du Vent en coffret double DVD ou en DVD simple
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One Comment
je l’ai vu …. superbissime je vous le conseille vivement
régalez vous